La nouvelle installation immersive de Yayoi Kusama est une explosion de fleurs

Connue pour ses installations interactives hautes en couleur et son obsession pour les pois, la célèbre artiste japonaise Yayoi Kusama revient avec une exposition bien fleurie.

Vue de l’exposition de Yayoi Kusama, Flower Obsession, 2017, à la NGV Triennial. (© Eugene Hyland)

Yayoi Kusama continue d’explorer l’art participatif depuis sa Obliteration Room en 2012 où chacun devait poser sa pierre à l’édifice (ou plutôt sa gommette à l’exposition). Dans le cadre de la triennale de la National Gallery of Victoria de Melbourne qui s’est achevée le 15 avril dernier, l’artiste contemporaine avant-gardiste a révélé une nouvelle installation immersive et interactive, intitulée Flower Obsession. Obnubilée par les motifs et réputée pour ses installations à pois, Kusama explore ici l’idée d’infinité et d’oblitération, qui sont des thèmes qui reviennent sans relâche dans son travail.

Pour cette récente œuvre, elle a jeté son dévolu sur des marguerites rouges. Elle explique cette obsession par les hallucinations qu’elle a depuis son enfance durant laquelle elle dessinait pour échapper à ses visions qui la terrifiaient et les matérialiser :

"Tout a commencé par des hallucinations. […] Un jour, après avoir vu, sur la table, la nappe au motif de fleurettes rouges, j’ai porté mon regard vers le plafond. Là, partout, sur la surface de la vitre comme sur celle de la poutre, s’étendaient les formes des fleurettes rouges.

Toute la pièce, tout mon corps, tout l’univers en étaient pleins. Et à cet instant, mon âme a été effacée… Ce n’était pas une illusion mais la réalité elle-même…"

Flower Obsession recrée un intérieur domestique parsemé de fleurs factices et recouvert d’autocollants de fleurettes rouges. Chaque visiteur est invité à coller sa fleur dans l’espace. Au fur et à mesure, toutes les parois et le mobilier se recouvrent totalement de fleurs. À l’issue des quatre mois d’exposition, la pièce "disparaît" sous toutes ces fleurs, illustrant le concept d’oblitération exploité par l’artiste. Une immersion bien fleurie qui fait perdre tout repère aux visiteurs.

Vue de l’exposition de Yayoi Kusama, Flower Obsession, 2017, à la NGV Triennial. (© Eugene Hyland)

Vue de l’exposition de Yayoi Kusama, Flower Obsession, 2017, à la NGV Triennial. (© Eugene Hyland)

Vue de l’exposition de Yayoi Kusama, Flower Obsession, 2017, à la NGV Triennial. (© Eugene Hyland)

Vue de l’exposition de Yayoi Kusama, Flower Obsession, 2017, à la NGV Triennial. (© Eugene Hyland)

Vue de l’exposition de Yayoi Kusama, Flower Obsession, 2017, à la NGV Triennial. (© Eugene Hyland)

Vue de l’exposition de Yayoi Kusama, Flower Obsession, 2017, à la NGV Triennial. (© Eugene Hyland)

Rédactrice en chef de Cheese et ex-Sorbonnarde, on ne m’a pas demandé si j’aimais le fromage avant d’arriver ici. Mais j'aime bien le fromage, donc tout va bien.