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Plongée dans l'univers onirique de La fille renne

À l'aide de procédés photographiques originaux, la jeune artiste La fille renne révèle un univers à la fois poétique et expérimental. 

© La Fille Renne

© La fille renne

La fille renne. Derrière ce pseudonyme un peu étrange se cache un univers doux et personnel. Un monde onirique dans laquelle les teintes pastel colorent la peau tatouée. Une atmosphère particulière obtenue, en partie, grâce à un procédé photographique particulier : les "soupes", comme le surnomme la jeune artiste (film soup en anglais). La technique consiste à altérer des pellicules avec différentes substances, ce qui produit de petites taches colorées sur les clichés. La photographe nous explique sa méthode :

"J'avais vu des photographes en faire avec plein de recettes différentes, et obtenir des résultats étonnants, donc j'ai voulu tester ma propre recette (ici avec du bleu de méthylène). Cela donne une autre atmosphère, une toute autre réalité aux clichés. J'espère faire rêver les gens avec cela."

© La Fille Renne

© La fille renne

Une technique expérimentale : le "film swap"

Cette touche personnelle confère à son univers, une touche poétique. De cette série mettant à l'honneur la jeune modèle Louise Bluregard, se dégage également une mélancolie tendre que l'on décèle à travers les poses et le regard du mannequin.

D'autres clichés, toujours avec le même modèle, ont été réalisés grâce à un "film swap",  une technique de surimpression de différentes pellicules, permettant d'obtenir des résultats surprenants. Au sujet de cette pratique, l'artiste explique :

"Je fais régulièrement des "film swaps" avec des photographes du monde entier, c'est une autre façon de voyager et de collaborer. Un des photographes expose une pellicule, puis l'envoie au second, qui l'expose à nouveau pour obtenir des doubles expositions. Il y a beaucoup de hasard dans cette pratique."

Des influences plurielles

Ainsi, un salon feutré semble soudainement se transposer en pleine nature, grâce à une photo de feuillages provenant d'une série de l'artiste vietnamien Khánh Hmoong avec lequel la photographe avait déjà pu collaborer. "Un jour il m'a juste envoyé une pellicule qu'il a exposée chez lui, au Vietnam, durant l'automne et je pouvais à mon tour l'exposer avec ce que je souhaitais", raconte l'artiste.

© La Fille Renne

© La fille renne

© La Fille Renne

© La fille renne

© La Fille Renne

© La fille renne

Si La fille renne possède un univers déjà bien marqué, elle ne cesse de nourrir ses influences à travers "toutes les formes d'art""Je pense que ce que je vois au quotidien m'influence forcément, qu'il s'agisse d'un photographe que je suis sur Flickr, d'un peintre du XIXe siècle, d'une chanson...", revendique la jeune artiste.

L'ensemble du travail de la photographe est à retrouver sur son site personnel.

© La Fille Renne

© La fille renne

© La Fille Renne

© La fille renne

© La Fille Renne

© La fille renne

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