Ces photos montrant les cicatrices non retouchées d’une mannequin font réagir les internautes

La nouvelle campagne du site de vêtements Goodbye Bread met en avant une jeune mannequin avec des cicatrices de scarification sur les cuisses et le ventre.

© Spiros Kokkonis

Après le succès des vergetures non retouchées des modèles des sites Asos et Missguided l’an dernier, le site Goodbye Bread propose une nouvelle étape pour le mouvement body positive. En décidant de ne pas retoucher les cicatrices (auto-infligées) de leur nouvelle mannequin, le site de vêtements streetwear offre une nouvelle interprétation de l’acceptation de soi et de la mise en avant de "corps réels" dans le monde de la mode.

Après avoir choisi comme ambassadrice l’icône excentrique et androgyne Jazzelle Zanaughtti, Goodbye Bread va encore plus loin dans l’anticonventionnalisme avec cette jeune modèle aux cicatrices apparentes. Juste après avoir été postées sur le compte Instagram du site, les photos ont déclenché une avalanche de réactions. Toutefois, provoc ou pas, les abonnés félicitent cette décision. La non-retouche de ces marques de scarification est saluée par les internautes qui évoquent leurs propres cicatrices et difficultés d’acceptation, en commentaires.

Empathie et solidarité pour la mannequin ou encore confessions personnelles, les réactions sont massivement enthousiastes, même si d’autres jugent que les clichés devraient être accompagnés d’un avertissement sur le caractère choquant des images pour certaines personnes. En effet, le sujet est délicat : le risque de rendre ces cicatrices esthétiques et glamour est présent et dangereux. Un nouveau débat qui ne fait que commencer et qui déchaîne les internautes.

"Cette marque est incroyable, ils n’ont même pas retouché ses cicatrices."

"Travailler avec des mannequins qui ont des cicatrices de scarification apparentes est extraordinaire. Avoir des cicatrices ne vous rend pas repoussant. Cela montre votre pouvoir et force, que vous êtes passé par des moments difficiles, et que vous êtes toujours en vie et belle."

© Spiros Kokkonis

© Spiros Kokkonis

© Spiros Kokkonis

© Spiros Kokkonis