En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici.

#InkedForACause : des femmes arborent fièrement leurs tatouages post-mastectomie

Une série de portraits pleine de force, de beauté et d’énergie.

A post shared by Sophy Holland (@sophyholland) on

Le cancer du sein est le deuxième cancer le plus répandu au monde, et le premier chez les femmes. C’est une maladie invasive qui tue en moyenne 40 000 personnes par an, et dont les traitements causent souvent des dépressions ainsi qu’une baisse de la confiance en soi.

Si tout le monde a sa façon de gérer la maladie et ses conséquences, les tatouages post-mastectomie ont une résonance particulière, et permettent aux femmes de se réapproprier leur corps.

Dans son édition du mois d’octobre (le mois de sensibilisation sur le cancer du sein), Inked, un magazine américain spécialisé dans le tatouage, a décidé de mettre en avant des survivantes du cancer. Surnommées la "Dazzling Dozen" ("la douzaine éblouissante"), elles ont toutes choisi de recouvrir leurs cicatrices (physiques et émotionnelles) avec de l’art.

Pour son tout premier numéro dédié au cancer du sein, Inked s’est associé avec la photographe new-yorkaise Sophy Holland, et a invité 12 femmes à exposer fièrement leurs magnifiques tatouages post-mastectomie devant son objectif. Aimant travailler les thématiques qui ont trait au corps et à l’art du tattoo, la photographe a su mettre son expertise au service de cette série, en capturant aussi bien la force que la fragilité de ces femmes.

Parmi ces survivantes, certaines viennent à peine de terminer leur traitement, et d’autres sont en rémission depuis sept ans ou plus. De tout âge et de tout horizon, elles nous rappellent que le cancer ne fait pas d’exceptions et qu’il n’arrive pas qu’aux autres.

Concernant leurs tatouages, les motifs floraux prédominent, à quelques exceptions près. Stéphanie, qui est guérie depuis cinq ans, voulait par exemple des tétons réalistes tatoués sur ses seins. Elle témoigne : "Il n’y a rien que vous puissiez me faire qui me mettra à genoux. Je me sens comme un tank. J’ai l’impression de pouvoir tout affronter avec mon optimisme et ma quête du bonheur."

Énumérant les raisons de couvrir les cicatrices avec des tatouages, la plupart d’entre elles expliquent qu’elles voulaient simplement se réapproprier leur corps et s’aimer à nouveau. Le cancer prend beaucoup d’une personne, d’un point de vue émotionnel et physique, et même une fois qu’il est parti, beaucoup ont le sentiment de s’être perdues elles-mêmes, quelque part en chemin : "C’est ma façon de récupérer un peu de ce que le cancer m’a pris. C’est reprendre possession de mon corps."

Ces tatouages les ont fait sortir de leur carapace, les ont reconnectées avec leur peau, et, dans certains cas, leur ont redonné confiance en elles. Comme l’une d’elle l’affirme : "Le cancer ne me définit pas. Je ne suis pas le cancer. Je suis un être humain."

A post shared by Sophy Holland (@sophyholland) on

Regardez la vidéo ci-dessous pour entendre le témoignage de chacune de ces femmes sur leur expérience personnelle du cancer, du choc initial à leur renaissance.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet