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La photographie de rue intimiste de Yota Yoshida dans la banlieue tokyoïte

Loin de l’agitation et du bourdonnement de la ville de Tokyo, Yota Yoshida immortalise l’autre visage de la capitale, entre solitude et poésie.

© Yota Yoshida

Quand on nous parle des rues de Tokyo, on les imagine en constante effervescence. Pourtant, à travers la série From Somewhere To Elsewhere, le photographe japonais de 36 ans, Yota Yoshida, nous transporte dans la banlieue silencieuse de la capitale. Une autre image de la mégalopole, pleine de lyrisme.

Le photographe, totalement autodidacte, explique sur Medium que son travail est fortement influencé par les œuvres de William Eggleston, Martin Parr ou encore Joel Sternfeld. Lorsqu’on observe attentivement les images, on se rend compte que l’artiste ne capte que les moments de solitude de personnes dans l’espace public : endormis dans les transports ou bien assis dans une salle d’attente. Et pourtant, ce n’était pas le projet initial du photographe :

"Quand je prends des photos ou construis un projet, je ne me concentre pas sur le sentiment de solitude, pourtant, je sais qu’en regardant mes images, c’est ce qu’on ressent. Personnellement, ça n’a rien à voir avec la solitude.

Je ressens une grande poésie qui émane de moi quand je prends mes photos, c’est un sentiment complexe que je ne pourrais vous décrire avec de simples mots. Je pense que nous nous sentons tous seuls, mais il n’y a rien de péjoratif là-dedans, je trouve que ce n’est pas une mauvaise chose. Chaque personne transporte en elle un vide qu’elle ne peut combler. Il faut seulement adopter une bonne attitude par rapport à tout cela."

Il parvient à capter l’émotion et à créer un univers poétique en photographiant des inconnus. Comme plusieurs photographes de rue, l’artiste ne demande pas la permission de prendre en photo ses sujets : il se trouve simplement au bon endroit au bon moment, prône le naturel et la spontanéité, et vole discrètement ces instants de vies.

"Je me souviens qu’il pleuvait et qu’il faisait très froid durant cette journée. En rentrant chez moi, je me suis assise sur le dernier siège du bus. Un petit garçon était assis devant moi, il écrivait quelque chose sur la fenêtre d’une façon très décontractée. J’en ai déduit qu’il écrivait son propre prénom. Mais ce n’était pas un nom japonais, je pense qu’il devait être chinois ou bien coréen. Je l’ai ensuite pris en photo. Puis, il essuya ce qu’il avait écrit plus tôt. Ça m’a beaucoup rappelé la chanson 'Love Letters in the Sand' de Pat Boone". (© Yota Yoshida)

© Yota Yoshida

© Yota Yoshida

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© Yota Yoshida

© Yota Yoshida

Vous pouvez retrouver le travail de Yota Yoshida sur son site personnel, son compte Instagram ou encore sa page Facebook.

i’m quite cheesy sometimes.