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L’actrice Marlene Dietrich mise à l’honneur dans une expo photo à Paris

À la Maison européenne de la photographie, une exposition retrace en images l’obsession d’un collectionneur et la carrière d’une icône.

Marlene Dietrich, Monte Carlo, 1956. (© Willy Rizzo)

Muse du réalisateur Sternberg et beauté froide allemande loin de la "pin-up" Marilyn Monroe, Marlene Dietrich a cristallisé avec son jeu et son visage l’âge d’or du cinéma des années 1930 à 1950 avec Morocco (1930), Shanghai Express (1932), L’Impératrice rouge (1934), L’Ange bleu (1930), L’Ange des maudits (1952) ou encore La Soif du mal (1958). Autant de films qui restent en tête, dans lesquels elle incarne la femme fatale, la femme dangereuse. Contrairement à sa contemporaine Marilyn Monroe, les expositions à son honneur se font plus rares, même aujourd’hui.

Opérant dans tous les genres, que ce soit la comédie (musicale) ou le drame, elle a tourné avec les plus grands réalisateurs de son époque : Josef von Sternberg, Orson Welles, Alfred Hitchcock et Fritz Lang, pour n’en citer que quelques-uns. Venant de Berlin, elle s’est ensuite fait naturaliser américaine lors de sa conquête de Hollywood dans les années 1930 et a fini sa vie, recluse et loin des médias, dans son appartement à Paris. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle s’engage contre le nazisme et obtient la Medal of Freedom grâce à sa reprise de la chanson "Lili Marleen" en 1974.

À l’image de ses deux prénoms (Marie Magdalene) qu’elle a contractés pour obtenir son nom de scène "Marlene", elle a souvent signé des rôles de femmes complexes aux multiples visages ou agents doubles. Elle aimait les hommes autant que les femmes et n’avait pas peur de s’habiller en homme et en femme, en jouant continuellement sur cette dualité.

Passion Marlene

Marlene Dietrich, théâtre de l’Étoile, 1959. (© François Gragnon/Paris Match/La Galerie de l’Instant)

Jusqu’au 25 février 2018, la Maison européenne de la photographie présente des clichés de l’actrice issus de la collection d’un "admirateur éclairé" et "insatiable", Pierre Passebon. Dans ses tiroirs, il détient plus de 2 000 photos de la star, "qu’il considère comme un mythe du XXe siècle, incroyablement moderne et intemporel".

On disait d’elle qu’elle avait retiré quelques molaires pour avoir ces lignes creusées si singulières sur les joues. Icône de son époque et d’aujourd’hui, celle qu’on appelait la Vénus blonde a marqué le monde de la mode par ses tenues toujours raffinées et son élégance innée, à tel point que sa silhouette a inspiré les dessins d’Yves Saint Laurent pour ses smokings fuselés.

Dans Obsession Marlene, le musée expose 200 images sur ces quelque 2 000 clichés, en assurant toutefois que ces portraits d’elle ont été peu vus par le reste du monde. De grands photographes de l’époque l’ont vue passer devant leur objectif, d’Irving Penn à Richard Avedon, en passant par Milton Greene, Antony Armstrong-Jones, Cecil Beaton ou encore George Hurrell. Sur des plateaux de films ou durant des séances photo plus classiques, l’éternelle Marlene a été immortalisée sous différents angles, en chamboulant les conventions.

Morocco, 1930, par Josef von Sternberg. (© Eugene Richee/DILTZ/Bridgeman Images)

Marlene Dietrich, vers 1932. (© Eugene Richee/Everett Collection/Bridgeman Images)

Marlene Dietrich, Pittsburgh, 1942. (© Ray Jones/Everett Collection/Bridgeman Images)

© Eugene Richee/Bridgeman Images

Marlene Dietrich, vers 1935-1936. (© George Hurrell/Bridgeman Images)

Blonde Venus, 1932, par Josef von Sternberg. (© Don English/Bridgeman Images)

Obsession Marlene, exposition jusqu’au 25 février 2018 à la Maison européenne de la photographie.

Rédactrice en chef de Cheese et ex-Sorbonnarde, on ne m’a pas demandé si j’aimais le fromage avant d’arriver ici. Mais j'aime bien le fromage, donc tout va bien.