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Loreal Prystaj nous met dans le bain avec ses autoportraits étonnants

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Parfois dérangeant, toujours esthétique, le résultat est souvent bluffant.

© Loreal Prystaj

Comment faire ressortir l’enfant qui est en nous ? Sortir ses crayons de couleur et laisser son imagination prendre le dessus ? Mettre de la musique à fond et danser comme si personne ne regardait ? S’habiller n’importe comment ? La photographe Loreal Prystaj a choisi de le faire en se photographiant dans une baignoire remplie de balles en plastique de toutes les couleurs. Elle explique :

"En 2011, alors que je vivais à New York, j’explorais différentes façons de capturer l’enfant qui est en moi. Ma première tentative a été de le faire avec une mise en scène dans une salle de bains.

J’ai rempli la pièce de balles multicolores, placé mon appareil avec le retardateur, je me suis installée dans la baignoire, et je me suis prise en photo avec les yeux fermés et un sourire innocent."

Cette photo (ci-dessus) n’a finalement pas été retenue pour le projet de Loreal Prystaj nommé Inner Child. Elle lui a en revanche inspiré toute une série sur le thème des baignoires qu’elle a intitulée Body in Bathworks.

Body in Bathworks est une série d’autoportraits montrant Loreal Prystaj allongée dans des baignoires recouvertes de toutes sortes d’accessoires : de balles multicolores aux branchages, en passant par des poupées. Pris en hauteur, ces clichés ont une composition très symétrique et une palette de couleurs soigneusement réfléchie.

La photographe explique qu’elle cherchait un nouveau cadre, de nouvelles contraintes pour donner une autre direction artistique à son travail. La baignoire, espace réduit délimitée par ses parois, est devenue pour elle le décor parfait afin de créer l’univers ordonné qu’elle cherchait.

Dans un premier temps, elle ne se préoccupait pas de la signification de ses photos, cherchant simplement de nouvelles manières de décorer la baignoire. Mais rapidement, l’attention de Loreal Prystaj s’est concentrée sur le sujet de ces compositions, qui font toutes écho à différents chapitres de sa vie privée :

"Peu à peu, la question est devenue : 'À quoi devrais-je ressembler dans la baignoire ?' À ce moment-là, j’ai commencé à devenir un personnage, mais souvent mort, ou qui regardait dans le vide.

Plus tard, la question est devenue : 'Comment dois-je interagir avec l’environnement ?' C’est pendant cette phase que mes personnages sont apparus, ils ont commencé à interagir avec l’univers créé uniquement dans la baignoire.

En ce moment, je me demande : 'Quel personnage devrais-je incarner ?' Avec cette question, j’interagis avec le spectateur par le biais du regard en fixant l’objectif."

© Loreal Prystaj

D’une simple série de portraits de nus dans une baignoire décorée, Body in Bathworks est devenu un projet d’exploration de la relation complexe entre le temps, l’espace et le corps humain. Depuis le début du projet en 2011, Loreal Prystaj s’est déjà photographiée dans plus de 100 baignoires, chez des amis, ou dans des bâtiments abandonnés. "Ce sont des baignoires que j’ai cherchées, sur lesquelles je suis tombée par hasard, ou dans lesquelles on m’a invitée", nous explique-t-elle.

Pour ce qui est de la décoration, l’artiste puise son inspiration partout : dans les objets trouvés dans la salle de bains, dans la couleur de la baignoire… Elle admet que la mise en place de ces décors demande beaucoup de travail, même quand ils paraissent minimalistes à l’image :

"Je dois admettre que toutes les images dans lesquelles la baignoire est remplie d’eau sont difficiles à prendre. La photo où je suis au milieu de bois de cerf a été particulièrement douloureuse à prendre.

Tous les bois me rentraient dans la chair, et j’ai fini par tellement me contorsionner que j’ai dû appeler à l’aide. Heureusement qu’il y avait quelqu’un !"

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

© Loreal Prystaj

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Traduit de l’anglais par Sophie Janinet