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Reportage : des images de Miami avant et après l’ouragan Irma

Le photographe français Cédric Fruneau, habitant à Miami, fait partie de ces personnes qui ont décidé de rester pendant le passage de l’ouragan Irma.

© Cédric Fruneau

L’ouragan Irma a frappé Miami dimanche dernier, dans l’après-midi, laissant derrière lui des rues inondées, des arbres détruits, beaucoup de dégâts et trois victimes. Cédric Fruneau était présent lors de l’ouragan. Il fait partie de ces photographes qui ont voulu rester pour immortaliser la tempête, en comptant sur la solidité des bâtiments qui les abritaient.

Dès le jeudi (précédant la catastrophe), il a commencé à prendre des photos ensoleillées de Miami, des portraits d’habitants et de vacanciers qui sont restés. Jusqu’au lundi suivant la catastrophe, il a photographié chaque étape du passage de l’ouragan. Dans ses stories Instagram, il poste ses photos au fur et à mesure.

"Et là, tout a commencé : les éclairs frappent les bâtiments, on voit des étincelles sortir de certaines maisons. C’est assez impressionnant."

Sur WhatsApp, il nous a contactés ce lundi pour nous résumer le cheminement de l’ouragan :

"Le mercredi avant la tempête, il y a eu un gros mouvement de panique, les gens se jettent sur l’essence, les billets d’avion, les bouteilles d’eau, etc. Les rayons sont vides. Tout le monde veut partir au nord de la Floride ou bien à l’extérieur des États-Unis ! En quelques minutes, plus de billets sur toutes les compagnies !

De notre côté, on suit rapidement ce qu’il se passe à Saint-Barthélemy et Saint-Martin sur les réseaux sociaux. Donc on commence à s’inquiéter. Mais quand tu parles aux locaux, ils te disent que ça va aller, qu’ils ont déjà connu ça, de bien se préparer mais que ça irait !

Jeudi après-midi, il doit peut-être rester 2 000/3 000 personnes sur Miami Beach, grand ciel bleu, on s’attend vraiment pas à ça… Les rues sont désertes, on voit des journalistes, des caméras, des mecs avec des drones, etc. Encore quelques travailleurs ici et là finissent les derniers travaux.

Vendredi, tout est fini, un seul bar est ouvert sur Ocean Drive. Peut-être une vingtaine de personnes dedans. Il commence à faire gris en fin de journée.

Samedi soir, on était à l’appartement, on attendait patiemment, ça commençait à souffler fort, une sorte de gros mistral mais rien de fou. Jusqu’à une heure du matin, et là, tout a commencé : les éclairs frappent les bâtiments, on voit des étincelles sortir de certaines maisons, facile trois à quatre mètres de haut. C’est assez impressionnant.

Et dimanche, gros déluge, ça souffle fort, très fort, les arbres devant les maisons sont arrachés, les portes quasi impossibles à pousser pour sortir, de l’eau partout. On voit des parties d’immeubles voler, surtout les vieux bâtiments."

C’est le dimanche à 17 heures qu’il décide de sortir pour prendre des photos après le passage d’Irma. Il voit des rues désertes, avec seulement deux ou trois personnes qui s’aventurent dehors. Il nous raconte que depuis samedi soir, ils sont privés d’électricité et que seuls les immeubles avec des générateurs sont éclairés.

Ce lundi, il prend son vélo pour aller sur Lincoln Road, et il voit une vingtaine de personnes à côté de poteaux électriques pour recharger leur téléphone : "Certains prennent les orchidées qu’il reste sur les arbres, d’autres ramassent les noix de coco. La plage est déserte, la promenade qui longe le bord de mer est couverte de sable. Les pompiers et policiers arrivent, les habitants commencent à nettoyer les rues." Des images apocalyptiques à retrouver ci-dessous.

Avant : jeudi après-midi

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

Juste avant : samedi à minuit

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

Après : dimanche à 17 heures, une heure environ après le passage d’Irma

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

Après : lundi matin, vers 8 heures

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

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© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

© Cédric Fruneau

Rédactrice en chef de Cheese et ex-Sorbonnarde, on ne m’a pas demandé si j’aimais le fromage avant d’arriver ici. Mais j’aime bien le fromage, donc tout va bien.