Un collectif photo, formé par WeTransfer, s’engage contre le changement climatique

Une belle initiative pour venir en aide à notre planète, à travers le prisme de la photographie.

Des éléphants sauvés au Reteti Elephant Sanctuary sont surveillés par un gardien local. (© Ami Vitale)

À l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, ce mardi 5 juin, WeTransfer a révélé la création de son Union des photographes engagés (Union of Concerned Photographers) : un collectif de créatifs qui s’engage contre le réchauffement climatique et veut sensibiliser le monde à ce problème écologique. Un engagement que la plateforme de téléchargement a décidé de prendre à travers le prisme de la photographie.

Alors que de nouveaux profils sont recherchés par WeTransfer afin d’en faire un mouvement davantage global, cinq photographes, dont le travail se penche sur la nature et l’environnement depuis plusieurs années, font pour le moment partie de cette initiative : Ami Vitale (États-Unis), Luca Locatelli (Italie), Joel Redman (Afrique du Sud), Mandy Barker (Angleterre) et Frans Lanting (Hollande). Ce dernier a documenté la destruction des forêts et explique par ailleurs son rôle au sein du collectif :

"La plus grande menace sur notre monde est de loin le changement climatique. Pas seulement à cause de son impact sur la nature mais aussi à cause de ses conséquences sur l’humanité, et parce que cela se passe en ce moment même.

Je pense qu’une des actions les plus importantes que nous pouvons faire contre le changement climatique est de protéger nos forêts. Elles sont littéralement les poumons de notre planète − et c’est pour cela que je les photographie depuis un bon moment, et que je veux montrer tous ces enjeux."

Amener les mentalités à changer

Des terres cultivées bordant la forêt tropicale, Brésil. (© Frans Lanting)

La volonté de ce collectif est de documenter les changements environnementaux de leur pays pour inciter les mentalités à changer. Chaque photographe est armé de son propre point de vue critique : de la déforestation aux zones mortes des océans, ou encore les émissions de carbone et les espèces animales menacées. Leur travail sera diffusé sur WePresent et les pages de téléchargement WeTransfer, et touchera plus de 40 millions d’utilisateurs.

Le nom de ce groupe de photographes fait référence à l’Union des scientifiques engagés ("Union of Concerned Scientists"), un groupe d’experts avant-gardistes qui, en 1992, avait lancé l’alerte concernant les dangers du réchauffement climatique sur l’humanité. Le temps leur a donné raison.

Le terme de "Concerned Photographers", quant à lui, trouve son origine chez le photographe américano-hongrois Cornell Capa, premier homme à avoir utilisé cette expression pour parler des photographes qui font preuve à travers leur travail d’une ''impulsion humanitaire'' et qui utilisent leurs images non pas pour seulement documenter ce qui se passe, mais pour éduquer et changer le monde. Lucy Pike, la directrice photo de WeTransfer, explique leur ambition :

"Parfois, le poids des informations que nous recevons est trop lourd. Les images ont le pouvoir de faire taire ce bruit. C’est pour cela que nous avons créé l’Union des photographes engagés, pour souligner le pouvoir que la photographie a, pour mettre en avant l’urgence de la crise à laquelle nous faisons tous face."

Après la mise en ligne d’images inédites de Ryan McGinley et leur engagement contre la violence des armes, WeTransfer affirme une fois de plus son goût pour l’art, et ses valeurs humanistes.

Barrage de Theewaterskloof, Le Cap, Afrique du Sud. Une image aérienne du barrage de Theewaterskloof prise en mars 2018 quand le barrage était à 10,6 % de sa capacité. Theewaterskloof est le plus grand barrage du Cap-Occidental, et un des six barrages principaux qui fournissent l’eau à la ville du Cap. (© Joel Redman)

C’est la plus grande usine de production d’énergie et de dessalement de l’eau aux Émirats arabes unis, qui dessert plus de deux millions de personnes. Le gaz naturel est brûlé pour produire de l’électricité et pour dessaler l’eau de mer afin de la rendre potable. Beaucoup de personnes croient que cette usine sera bientôt alimentée par l’énergie solaire. (© Luca Locatelli)

En 2005, les bouchons en plastique des tubes de Smarties ont été remplacés par un couvercle en carton intégré dans l’emballage lui-même. Pourtant, 13 ans plus tard, ces bouchons en plastique continuent de s’échouer sur les plages du Royaume-Uni et dans ses alentours. (© Mandy Barker)

Rédactrice en chef de Cheese et ex-Sorbonnarde, on ne m’a pas demandé si j’aimais le fromage avant d’arriver ici. Mais j'aime bien le fromage, donc tout va bien.