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Visa pour l’image 2017 : les lauréats ont été annoncés

Depuis le 2 septembre, le festival de photojournalisme Visa pour l’image a ouvert ses portes à Perpignan et inauguré sa 29e édition. Ce samedi, les gagnants de cette année ont été annoncés.

Gogjali, Mossoul, Irak, 2 novembre 2016. Une petite fille et son frère, à l’instant où les forces irakiennes entrent dans la cour de leur maison. Les soldats du Service de contre-terrorisme (Golden Division, ICTF), encore sporadiquement pris pour cible par des snipers, parcourent les rues de Gogjali à la recherche de combattants. Les maisons sont vérifiées les unes après les autres. Les jeunes hommes et les adultes sont d’abord sommairement questionnés. Dans beaucoup de situations, les habitants vivent dans un climat d’insécurité pendant que les soldats sont constamment exposés aux snipers et aux attentats-suicides. (© Laurent Van der Stockt pour Le Monde
/Getty Images Reportage)

Comme à chaque édition, nous faisons le bilan de douze mois chargés en actualité et événements tragiques. L’année a été entre autres marquée par la bataille de Mossoul et le festival a organisé pas moins de trois expositions dédiées à ce sujet. Cette année, celui qui a remporté le Visa d’or News n’est autre que Laurent Van der Stockt pour son reportage La Bataille de Mossoul, exposé au Couvent des Minimes (Perpignan) et réalisé pour Le Monde et Getty Images.

Le photojournaliste belge a couvert le conflit depuis octobre 2016, à Mossoul, ville irakienne assiégée par l’organisation de l’État islamique et libérée en juillet 2017. La lutte fut longue et Laurent Van der Stockt est resté jusqu’au bout. En février dernier, il avait déjà été récompensé par le World Press Photo en remportant le prix de "General News - Single", grâce à la photo ci-dessus. Après la remise du prix, le gagnant a déclaré :

"Je trouve que ce prix est un bon message qui est envoyé, car il y a de moins en moins de reporters de terrain. Il y a un rétrécissement du métier, comme si on pensait pouvoir suivre les choses de façon virtuelle, depuis un écran. C’est en allant sur place qu’on lutte contre les idéologies. C’est en se frottant à la réalité qu’on comprend les mécanismes, et la façon dont de jeunes gens sans éducation ni avenir ont pu suivre l’Etat islamique."

Nous vous dévoilons aujourd’hui les grands gagnants de Visa pour l’image 2017, par catégorie.

Visa d’or Paris Match news : Laurent Van der Stockt

Mossoul, Irak, le 29 juin 2017. L’armée, la police fédérale et les forces spéciales des services du contre-terrorisme irakien entament une nouvelle avancée conjuguée au centre de la vieille ville de Mossoul, dont fait partie le secteur de la mosquée Al-Nouri. Un commando des forces spéciales commence sa pénétration dans le territoire encore contrôlé par l’État islamique en direction de la mosquée Al Nouri. L’avance se fait de maison en maison, par les ouvertures déjà présentes, en ouvrant à la masse ou en plastiquant de nouvelles voies, avec l’aide des frappes aériennes de la coalition. La progression du commando à pied passe à hauteur du socle du minaret Al Hadba détruit par les membres du groupe État islamique. Des civils restés bloqués sortent de leurs maisons dans les décombres des bâtiments détruits par les bombardements. (© Laurent Van der Stockt pour Le Monde/Getty Images Reportage)

Visa d’or magazine : Daniel Berehulak

La souffrance de la petite Jimji (6 ans) qui hurle 'Papa !' avant les obsèques de Jimboy Bolasa (25 ans). Des traces de torture et des blessures par balles étaient visibles sur le corps, retrouvé sous un pont. Selon la police, c’était un dealer ; selon ses proches, il avait répondu à l’appel du président Duterte et voulait suivre une cure de désintoxication. Manille, 10 octobre 2016. (© Daniel Berehulak pour The New York Times)

Visa d’or de la presse quotidienne : Sami Kero pour le journal finlandais Helsingin Sanomat

© Sami Kero/Helsingin Sanomat.

Visa d’or d’honneur du Figaro Magazine : Michael Nichols

À l’orphelinat des éléphants du David Sheldrick Wildlife Trust (DSWT). Parc national de Nairobi, Kenya, 2010. (© Michael Nichols/National Geographic Creative)

Visa d’or humanitaire du comité international de la Croix-Rouge : Angela Ponce Romero

Une jeune femme de Cayara apporte des fleurs pour honorer les morts. Ayacucho, Pérou, 2017. (© Angela Ponce Romero)

Visa d’or de l’information numérique France Info : Vlad Sokhin

Peia Kararaua (16 ans), dans un quartier inondé du village d’Aberao, îles Kiribati, l’un des pays les plus durement touchés par la montée du niveau des mers. (© Vlad Sokhin/Cosmos/Panos Pictures/laif)

Prix Canon de la femme photojournaliste : Catalina Martin-Chico

Ex-guérillera FARC avec son enfant né après l’accord de paix entre le mouvement armé et le gouvernement colombien en septembre 2016. Les ex-guérilleros restent dans les zones de transition jusqu’à la remise de leurs dernières armes. Campement de Guaviare, jungle colombienne. (© Catalina Martin-Chico/Cosmos)

Prix Photo - Fondation Yves Rocher : Fausto Podavini

Éthiopie du Sud, 2011, Omo Valley. Le long de la rive orientale de la rivière Omo, près du village de Karo, où les enfants jouent en sautant dans le sable. Le village de Karo est situé dans un passage naturel de la rivière Omo. Karos est une petite tribu dont la population est estimée entre 1 000 et 3 000 personnes et vit grâce à la pêche et à la culture rendue possible par les inondations de la rivière Omo. La vallée de l’Omo est l’un des endroits les plus importants pour sa biodiversité particulière malgré l’environnement désertique ou semi-désertique. (© Fausto Podavini)

Prix de la ville de Perpignan Rémi Ochlik : Rafael Yaghobzadeh

Des soldats de la Garde nationale ukrainienne assistent à un office religieux lors de l’Épiphanie orthodoxe dans une base militaire près de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine. 19 janvier 2016. (© Rafael Yaghobzadeh)

Prix Pierre & Alexandra Boulat : Romain Laurendeau

Alger, Algérie, 7 décembre 2016. (© Romain Laurendeau)

Prix Camille Lepage : Pierre Faure

Vingt ans d’antidépresseurs. (© Pierre Faure)

Prix Carmignac du photojournalisme : Lizzie Sadin

© Lizzie Sadin

Prix Ani - PixPalace Award : Jérémie Jung

Setomaa, un royaume sur le fil. Liisi Loiv, jeune fille seto posant avec son costume traditionnel. Chez les Setos, le costume traditionnel se porte aujourd’hui lors d’occasions spéciales uniquement. Liisi a brodé elle-même les motifs rouges de son costume: "Je suis fière d’être Seto, c’est là d’où je viens, où j’ai grandi". Dans le Setomaa, il existe deux types de costumes traditionnels chez les femmes. L’ancien et le nouveau. L’ancien (ici) est blanc et constitué de longues manches retroussées. Le nouveau costume est quant à lui coloré. Une femme mariée ne montre jamais ses cheveux alors qu’une jeune fille non mariée porte simplement un foulard ou une couronne. Les bijoux en argent portés indiquent la richesse de la famille : plus ils sont nombreux, plus la famille est riche (il est dit qu’une femme doit être entendue avant d’être vue). Une femme mariée portera une grande broche jusqu’à l’âge de 45 ou 50 ans. Elle la transmettra ensuite à sa fille en âge de se marier. Obinitsa, Estonie, 8 février 2015. (© Jérémie Jung/Signatures)

Getty Images Grants for editorial photography

"Je suis tellement silencieux le matin quand je me réveille, je ne veux pas la déranger, puis je me souviens qu’elle est partie." (© Barbara Peacock)

Un groupe de femmes crie des slogans contre l’opposition vénézuélienne lors d’un rassemblement politique devant le Parlement national. (© Alejandro Cegarra/Native Agency)

Kaboul, Afghanistan, 29 mars 2016. À l’hôpital d’urgence, Najiba retient son neveu Shabir, âgé de 2 ans, qui a été blessé par un attentat à la bombe qui a tué sa sœur à Kaboul, le 29 mars 2016. Najiba devait rester avec l’enfant pendant que la mère de son neveu enterrait sa fille. Les civils afghans courent le plus grand risque aujourd’hui, depuis que les Talibans dominent. Selon les statistiques de l’ONU, au premier semestre de 2016, au moins 1 600 personnes sont décédées, et plus de 3 500 personnes ont été blessées, soit une augmentation de 4 % des causalités civiles globales par rapport à la même période l’an dernier. La recrudescence de la violence a eu des conséquences dévastatrices pour les civils, des attentats-suicides et des attaques ciblées par les Talibans et d’autres insurgés provoquant 70 % de toutes les victimes civiles. (© Paula Bronstein/Getty Images Reportage)

Lesbos, Grèce, 5 août 2015. Un Syrien qui a nagé jusqu’au rivage après que le bateau a commencé à s’échouer. Son état était critique, mais heureusement, environ une heure plus tard, un médecin local est venu et a réussi à l’aider, en sauvant sa vie. Selon l’UNHCR, environ 850 000 réfugiés et migrants, y compris des enfants, sont arrivés en Grèce par la mer en 2015. Parmi ceux-ci, un peu plus de 500 000 ont rejoint l’île de Lesbos. (© Alessandro Penso)

Palestine, Tulkarem, 25 janvier 2015. Amma Elian (39 ans) est l’épouse d’Anwar Elian (39 ans). Il a été arrêté en 2003 et condamné à perpétuité. C’est l’histoire des femmes des prisonniers palestiniens qui se sont tournées vers la contrebande de sperme afin de concevoir des enfants de leurs maris qui purgent des peines à long terme. Environ 7 000 Palestiniens attendent dans les prisons israéliennes, avec près de 1 000 condamnations de 20 ans ou plus. Les visites conjugales sont refusées et les prisonniers sont séparés des visiteurs par des panneaux de verre. Au cours des deux dernières années, 30 bébés sont nés à travers la FIV. La clinique de fertilité Razan à Naplouse et la clinique de fertilité Al-Basma à Gaza offrent gratuitement le traitement aux femmes des prisonniers, gelant environ 70 échantillons de sperme et en reçoivent plus de derrière les barreaux de la prison. Les prisonniers ont droit à des visites toutes les deux semaines et celles-ci ne durent que 45 minutes. Les membres de la famille doivent être des parents de premier degré. Après une recherche approfondie du corps, les visiteurs peuvent parler à leurs proches à travers un téléphone derrière une vitre. Le contact physique est interdit, à l’exception des enfants des prisonniers, qui ont droit à dix minutes à la fin de chaque visite pour embrasser leur père. C’est la façon dont les spermatozoïdes des prisonniers réussissent à quitter les prisons et c’est le seul espoir de cette femme pour fonder une famille. C’est aussi l’une de leurs occasions de rejoindre la résistance palestinienne. (© Antonio Faccilongo/Getty Images Reportage)

Rédactrice en chef de Cheese et ex-Sorbonnarde, on ne m’a pas demandé si j’aimais le fromage avant d’arriver ici. Mais j'aime bien le fromage, donc tout va bien.