« Alien: Two Heads », Sara Shamma, 2019. (© Sara Shamma/Migrate Art)

Pour aider les migrants, des œuvres créées avec des crayons issus de la Jungle de Calais

Anish Kapoor, Pejac, Sean Scully et bien d'autres ont uni leurs forces pour lever des fonds et venir en aide aux migrants.

C’est une opération noble dans laquelle s’est lancé un groupe d’artistes contemporains pour venir en aide aux réfugié·e·s.

À partir de matériaux, de stylos et de crayons retrouvés dans les ruines de la Jungle de Calais – un camp de migrant·e·s démantelé fin 2016 qui abritait environ 10 000 réfugié·e·s à l’époque –, des artistes tels qu’Anish Kapoor, Mark Wallinger, Richard Deacon, Rachel Whiteread, Jeremy Deller, la Syrienne Sara Shamma, Nari Ward, Pejac, Sean Scully, et bien d’autres, ont uni leurs forces pour lever des fonds qui iront à 90 % à des œuvres caritatives sensibles à la condition des réfugié·e·s. Parmi ces associations, on retrouve RefuAid, Refugee Community Kitchen, The Lotus Flower et Worldwide Tribe.

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"Untitled", Anish Kapoor, 2019. (© Anish Kapoor/Migrate Art)

Cette opération a été appelée "Multicolour" et est à l’initiative de l’association pour réfugié·e·s Migrate Art qui recevra les 10 % restants des bénéfices pour financer des projets futurs similaires. Ainsi, ces artistes internationaux ont utilisé tous ces matériaux recueillis dans la Jungle par Simon Butler (le fondateur de l’association Migrate Art) lors de sa destruction pour créer des œuvres destinées à être vendues aux enchères le 11 avril prochain, à la maison de vente aux enchères londonienne Phillips. En vue de la vente, ces œuvres seront exposées chez Phillips jusqu’au 31 mars.

Il faut rappeler qu’en 2017, l’artiste Anish Kapoor s’était allié à Ai Weiwei, également sensible à la question de la crise migratoire, et avait fait un don de 1 million de dollars (gagné grâce au Genesis Prize qu’il a remporté) pour venir en aide aux réfugié·e·s. Un engagement qu’il poursuit ici à travers "Multicolour".

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"Alien: Two Heads", Sara Shamma, 2019. (© Sara Shamma/Migrate Art)

"Reyuela", Pejac, 2019. (© Pejac/Migrate Art)

Par Donnia Ghezlane-Lala, publié le 20/03/2019

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