© Arinze Stanley ; © Alice Mann

La Contemporary African Art Fair met à l'honneur les 54 pays du continent à travers l'art

Au programme : la création du continent et de sa diaspora exposée à Londres, Marrakech et New York.

En 2013, la femme d’affaires d’origine marocaine Touria El Glaoui lançait à Londres la première édition de 1-54, une foire d’art contemporain concentrée sur des travaux créatifs issus des 54 pays du continent africain et de sa diaspora à travers le monde. En 2015, la Contemporary African Art Fair a commencé par s’exporter à New York avant de s’installer à Marrakech l’année dernière.

La foire rassemble à trois moments de l’année – en octobre au Royaume-Uni, en février au Maroc et en mai aux États-Unis – des œuvres issues de 45 galeries originaires de 19 pays différents : l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Côte d'Ivoire, l’Égypte, les Émirats arabes unis, les États-Unis, l’Éthiopie, la France, le Ghana, l’Italie, le Kenya, la Martinique, le Maroc, le Nigeria, le Royaume-Uni, le Sénégal et la Tunisie.

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"Energy is contagious", 2018. (© Prince Gyasi/Courtesy de la galerie Nil)

Les photographies, toiles, sculptures et installations exposées sont les œuvres d’artistes vivant sur le continent ou issu·e·s de la diaspora. En plus des travaux de 140 artistes, dont 9 exposent en solo (Louisa Marajo, Alexandria Smith, Godfried Donkor, Prinston Nnanna, Anton Kannemeyer, Chourouk Hriech, Michaela Younge, Ibrahim el-Salahi, Mohau Modisakeng), des discussions, des projections et des débats sont organisés afin de rendre les événements aussi dynamiques et collaboratifs que possible.

Lors de la portion londonienne de la foire, du 3 au 6 octobre, 2019, l’artiste sud-africaine Mary Sibande présentera, dans le cadre d’une exposition gratuite à la Somerset House, sa série I Came Apart at the Seams. Les photographies et sculptures exposées "explorent les pouvoirs de l’imagination et de la colère en ce qui concerne la formation d’identités personnelles dans un contexte post-colonial". À travers un alter ego appelé Sophie, Mary Sibande imagine une multitude de personnages "qui transcendent les préjugés racistes et la marginalisation".

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En confrontant tant de pays, de cultures, d’artistes et de media différents, la foire africaine d’art contemporain devrait avoir de beaux jours devant elle.

"Qart hadasht 2", 2019. (© Meriem Bouderbala/Courtesy de la galerie AGorgi)

"On the Nelson Mandela Bridge (Black Scream)", 2015. (© Anton Kannemeyer/Courtesy de la galerie Huberty & Breyne)

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"Machine Man 3", 2019. (© Arinze Stanley/Courtesy de la galerie TAFETA)

"I Am Not Your Negro", 2019. (© Bisa Butler/Courtesy de la galerie Claire Oliver NYC)

"Innervision", 2019. (© Caitlin Cherry/Courtesy de la galerie Luce)

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"Oubliez le passé et vous perdez les deux yeux", 2016. (© Eddy Kamuanga Ilunga/Courtesy de la galerie October)

"Keisha Ncube", 2017. (© Alice Mann/Courtesy de la galerie AFRONOVA)

"Bright Girls #8", 2019. (© Nkechi Ebubedike/Courtesy de la galerie TAFETA)

1-54 sera visible à la Somerset House de Londres du 3 au 6 octobre 2019, à La Mamounia de Marrakech les 22 et 23 février 2020 et à New York du 8 au 10 mai 2020.

Par Lise Lanot, publié le 03/10/2019

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