© Ani Abakumova

Avec du fil et un algorithme, une artiste russe reproduit des tableaux célèbres

Grâce à un programme qui se charge de calculer des combinaisons bien précises, Ani Abakumova marie l’art aux maths.

Dans des vidéos aussi impressionnantes qu’hypnotisantes, l’artiste moscovite Ani Abakumova dévoile en accéléré la création de ses œuvres. Au fur et à mesure que les fils et les couleurs se superposent, une forme se dessine sur la toile, avant de clairement représenter un chef-d’œuvre.

Parmi les réalisations filées de l’artiste, on retrouve ainsi la célèbre Joconde, The Water Nymph de François Martin Kavel ou encore La Jeune Fille à la perle de Vermeer.

Publicité

Publicité

"André est le cerveau et je suis les mains et l’esprit"

Pour parvenir à des résultats aussi ressemblants aux œuvres originales, Ani Abakumova travaille à partir d’un algorithme. "André, mon mari, est mathématicien et il a élaboré le programme unique qui calcule les combinaisons de fils grâce auxquelles je fais des tableaux", explique-t-elle. En bref, "André est le cerveau et moi je suis les mains et l’esprit de ce projet", résume l’artiste.

Savant mélange d’art et de mathématiques, les créations d’Ani sont toutes réalisées sur des supports circulaires de 73,5 cm de diamètre. Et pour créer un tableau, elle utilise en moyenne 4 km de fils multicolores, qui lui permettent de tracer pas moins de 8 000 lignes.

© Ani Abakumova

Publicité

Dans un futur proche, l’artiste russe prévoit de travailler sur d’autres formes et sur des supports plus grands. Côté inspirations, elle aimerait aussi recréer plusieurs chefs-d’œuvre de Léonard de Vinci, pour célébrer les 500 ans de sa mort.

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

Publicité

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

© Ani Abakumova

Le travail d’Ani et André Abakumova sera exposé à la galerie d’art contemporain ARTSTORY à Moscou, au printemps 2020.

Par Pauline Allione, publié le 05/09/2019

Copié

Pour vous :