© Benjamin Von Wong

Cette installation faite de 18 000 gobelets dénonce la pollution plastique

Une installation immersive éminemment engagée.

#LePlastiqueNonMerci, une journée France Inter et Konbini le mercredi 5 juin. Enquêtes et reportages pour mettre en lumière les personnalités qui se battent pour changer les comportements.

Le plastique, ce fléau dont notre société occidentale ne semble pas arriver à se dépêtrer. Plutôt que de s’indigner dans son coin, Benjamin Von Wong a pris l’excellente initiative de transformer son désarroi face à la pollution plastique en installation artistique bluffante. L’objectif ultime de ce projet assurément laborieux ? Rendre son public "plasticophobe" une bonne fois pour toutes.

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© Benjamin Von Wong

Pour ce faire, l’artiste canadien a récolté près de 18 000 gobelets en plastique, récupérés dans des marchés couverts de Singapour avec l’aide de l’Agence Nationale de l’Environnement. "Le truc le plus fou à mes yeux, c’est que tout a été collecté en seulement un jour et demi", souligne Laura François, une spécialiste de l’impact social qui a épaulé Benjamin Von Wong tout au long du projet. Sa remarque, a priori anodine, met en exergue l’usage bien trop fréquent du plastique dans l’industrie alimentaire.

© Benjamin Von Wong

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Par la suite, le duo a fait appel à des dizaines de volontaires qui sont venu·e·s les aider à mettre Plastikophobia en place. Comme la vidéo making-of plus bas l’explique, les gobelets ont ensuite été collés à la glu par ces bénévoles sur une structure de base conçue sur mesure. Afin de donner un aspect particulier à l’installation, les récipients de plastique ont écopé de plusieurs coups de chalumeau. Tout ce dur labeur donne lieu à une bulle difforme de plastique, aussi anxiogène qu’étonnamment stylée.

"Ce qu’on a vraiment fait ici, c’est prolonger la vie de 18 000 gobelets en passant de six minutes environ à un peu plus de six semaines en construisant une expérience immersive", détaille Benjamin Von Wong alors qu’il nous dévoile les coulisses de son projet. Projet audacieux qui est, au bout du compte, une métaphore de la situation actuelle inquiétante dans laquelle est notre chère planète, de plus en plus corrodée par l’omniprésence du plastique, sur les terres comme dans les océans.

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Artiste écolo revendiqué, Benjamin Von Wong n’en est pas à son coup essai : plus tôt en 2019, celui-ci avait déjà tiré la sonnette d’alarme quant à l’utilisation des pailles en plastique via The Parting of the Plastic Sea, une série photo des plus esthétiques mais surtout franchement dramatique.

Behind the Scenes

© Benjamin Von Wong

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© Benjamin Von Wong

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Par Florian Ques, publié le 04/06/2019

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