© Wes Anderson/Searchlight Pictures

L’affiche de The French Dispatch, le prochain film de Wes Anderson, révèle bien des infos

C'est l'illustrateur Javi Aznarez qui s'est chargé de l'affiche de "The French Dispatch", trésor de graphisme et mine d'infos.

Presque deux ans après la sortie du film d’animation Isle of Dogs, Wes Anderson a délivré la bande-annonce de son prochain long-métrage, The French Dispatch. Revenant à la prise de vues réelles, le réalisateur prélude un film toujours plus "Wes Andersonien". Avant même la diffusion du trailer, l’affiche de la production a mis sous la dent du public de nombreuses informations quant à son casting alléchant, ses intrigues emberlificotées et son univers fort, propre au cinéaste américain.

L’affiche a été pensée comme une couverture de magazine, en l’occurrence le French Dispatch. L’intrigue présente entre autres les tribulations de l’équipe de ce "supplément imaginaire (basé sur le New Yorker) d’un quotidien américain, le Liberty, Kansas Evening Sun". C’est l’illustrateur espagnol Javi Aznarez qui s’est chargé de créer les couvertures du magazine dans le film et qui s’est attaqué à cette affiche fourmillante de prédictions :

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"Le film a un casting de personnages très riches et est très dense en termes de récits. Il se passe beaucoup de choses sur l’affiche, justement pour refléter cela. Elle est remplie de petites allusions aux personnes et aux endroits qui font le film. Le lettrage du titre, composé d’ampoules, s’inspire du panneau qu’on a créé pour la devanture des bureaux du French Dispatch", a confié Erica Dorn, graphiste du film, à It’s Nice That.

Affiche de "The French Dispatch". (© Wes Anderson/Searchlight Pictures)

La scène illustrée fourmille de détails et intègre de multiples stéréotypes de la capitale française, notamment le nord romantique de Paris, qui semble prêter nombre de ses codes à la ville fictive du film, au nom poétique d’Ennui-sur-Blasé. Les toits en ardoise sont les terrains de jeu des chats de gouttière ; entre les passages étroits entre les immeubles zigzaguent voitures et deux-roues ; une bouche de métro sort d’un mur en pierres de taille ; un serveur en veston se tient au milieu d’une terrasse de café ; et des réverbères suspendus finissent d’ornementer la scène. Quelques indices commencent à révéler quelques fils d’intrigue du long-métrage, grâce à la présence de personnages en blouses blanches tachées de sang, d’un commissariat et de voitures de police.

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Un casting impressionnant

Dans l’immeuble ouvert visible au premier plan, on reconnaît les visages dessinés de Tilda Swinton, Frances McDormand et Jeffrey Wright en journalistes, et de Bill Murray en rédacteur en chef. À l’étage inférieur, on retrouve les acteurs fétiches de Wes Anderson : Adrien Brody en marchand d’art cravaté et entouré de liasses de billets, Benicio Del Toro en peintre incarcéré et Owen Wilson en reporter, appareil photo au cou, à vélo sur le balcon.

Au rez-de-chaussée, place aux Français·e·s : on distingue Léa Seydoux en gardienne de prison et Timothée Chalamet, étudiant révolutionnaire, dans son bain. Dans des immeubles séparés, l’aviatrice Lyna Khoudri lit allongée tandis que Stephen Park, chef de police, concocte un plat, et Mathieu Amalric, policier, en déguste un autre.

À leurs côtés, d’autres noms complètent cette liste déjà abondante : Elisabeth Moss, Edward Norton, Willem Dafoe, Saoirse Ronan, Christoph Waltz, Cécile de France, Guillaume Gallienne, Jason Schwartzman, Tony Revolori, Rupert Friend, Henry Winkler, Bob Balaban, Hippolyte Girardot et Anjelica Huston.

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© Wes Anderson/Searchlight Pictures

© Wes Anderson/Searchlight Pictures

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© Wes Anderson/Searchlight Pictures

© Wes Anderson/Searchlight Pictures

© Wes Anderson/Searchlight Pictures

Par Lise Lanot, publié le 19/02/2020