WASHINGTON, DC – FEBRUARY 27: Michael Cohen, former attorney and fixer for President Donald Trump is sworn in before testifying before the House Oversight Committee on Capitol Hill February 27, 2019 in Washington, DC. Last year Cohen was sentenced to three years in prison and ordered to pay a $50,000 fine for tax evasion, making false statements to a financial institution, unlawful excessive campaign contributions and lying to Congress as part of special counsel Robert Mueller’s investigation into Russian meddling in the 2016 presidential elections. (Photo by Chip Somodevilla/Getty Images)

Trump aurait acheté un portrait à 60 000 dollars avec l’argent de sa fondation caritative

C'est Michael Cohen, l'ex-avocat de Trump, qui a mis en cause le président des États-Unis devant le Sénat.

Le 27 février dernier, l’ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, passait une audition à huis clos devant le Sénat. Il était interrogé (entre autres) sur les liens du président américain avec la Russie et sur la gestion de son empire immobilier. Durant cette audition, Michael Cohen a déclaré que Donald Trump avait utilisé l’argent de sa fondation caritative pour s’acheter un portrait de lui-même, pour la modique somme de 60 000 dollars.

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"La dernière fois que j’ai comparu devant le Congrès, je suis venu protéger M. Trump. Aujourd’hui, je suis ici pour dire la vérité sur lui", a-t-il déclaré, avant de détailler les faits présumés. En 2013, Donald Trump a appris qu’un portrait de lui, réalisé par le peintre William Quigley, serait vendu aux enchères lors d’un événement Art Hamptons. Selon son ex-avocat, le président était obsédé par l’idée que cette peinture devait être celle qui serait vendue la plus chère parmi toute la collection. Il lui aurait donc demandé de trouver un acheteur bidon pour faire grimper les prix. L’œuvre est finalement vendue à 60 000 dollars, et derrière l’acheteur de l’œuvre, se cacherait en réalité Donald Trump lui-même.

Michael Cohen durant son audience à Washington le 27 février 2019. (© Chip Somodevilla/Getty Images)

Si cet ego trip peut sembler problématique, l’élément le plus gênant de cette histoire réside dans le fait que Donald Trump aurait utilisé l’argent de sa fondation caritative pour acheter cette œuvre, qu’il aurait en plus décidé de garder pour lui. La peinture serait aujourd’hui exposée dans une des maisons de campagne du président.

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Cette utilisation frauduleuse de sa fondation ne serait pas une première, puisque la procureure générale Barbara Underwood a mis en doute le réel caractère caritatif de la fondation Trump, la décrivant comme "rien de plus qu’un carnet de chèques pour régler les dépenses de Trump et de ses entreprises à des organisations non lucratives, quelle que soit leur raison d’être et leur légalité". De son côté, le président américain dément et accuse son ex-avocat de mentir pour éviter la prison, car ce dernier a été condamné en décembre à trois ans de prison pour fraude fiscale, parjure et infraction au code électoral. Une enquête a été ouverte, affaire à suivre.

Par Lisa Miquet, publié le 07/03/2019

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