© Bella Hadid

Malgré l'interdiction, un marché noir des filtres pro-chirurgie pullule sur Instagram

La nouvelle politique d’Instagram n'y change rien : les filtres imitant la chirurgie esthétique continuent d’exister.

En octobre, Instagram annonçait son intention de bannir de sa plateforme tous les filtres associés à la chirurgie esthétique. Rapidement devenus viraux, ils seraient à l’origine d’un problème de santé mentale appelé "dysmorphie Snapchat", qui influence le rapport des jeunes – et plus spécifiquement des jeunes femmes – à leur corps et tend vers une promotion du recours au bistouri. Mais si la plupart de ces filtres ont bel et bien été supprimés du réseau social, certains, à l’image du filtre "Rhinoplastie", continuent d’apparaître secrètement.

Créé par le studio Foxall à Londres, il ne propose à ses utilisateur·rice·s ni d’affiner leurs traits ni de gonfler leurs lèvres, mais d’arborer un pansement sur leur nez, façon soins post-chirurgie. Le studio aurait été inspiré par un éditorial réalisé à Istanbul, durant lequel l’équipe avait constaté que beaucoup de gens sortaient dans les centres commerciaux sans cacher leur récente opération de chirurgie esthétique, affichant œdèmes et ecchymoses.

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D’après Foxall, ce filtre serait donc un moyen de discuter d’un sujet de société, sans forcément en faire la promotion : "Nous voulions enrichir la conversation autour de la nouvelle interdiction des filtres de chirurgie esthétique sur Instagram avec un nouveau filtre secret inspiré de la rhinoplastie", explique le studio sur son site.

S’il n’a pas été approuvé par la nouvelle politique d’Instagram, le filtre "Rhinoplastie" est néanmoins accessible, uniquement sur mobile, via un lien "secret". Face au succès de la démarche, Dazed évoque l’émergence d’un "marché noir" du filtre Insta, au sein duquel les développeur·se·s comme les utilisateur·rice·s pourraient contourner les règles de la communauté.

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Par Pauline Allione, publié le 11/12/2019

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