© Presley Pritchard

Une pompière licenciée à cause de ses photos jugées "trop sexy" sur Instagram

Presley Pritchard dénonce le licenciement abusif et le sexisme de son employeur.

En août 2019, Presley Pritchard a reçu une lettre de licenciement de l’Evergreen Fire Rescue, dans le Colorado, ayant pour faible motif ses photos Insta "trop sexy". Quelques mois plus tard, l’ex-pompière et secouriste a décidé d’attaquer son ancien employeur pour sexisme et licenciement abusif.

À Vice, elle raconte qu’elle savait que ses collègues émettaient des jugements sur ses photos personnelles et que son patron a toujours affirmé que la frontière entre vie privée et public était fine à l’ère des réseaux sociaux. Le vrai problème, c’est que ses collègues masculins, qui postent également des photos musclées et sulfureuses sur leurs réseaux sociaux, n’ont jamais reçu ce genre de reproches et ont encore moins été virés pour ce seul motif.

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Presley Pritchard ne fait, quant à elle, que poster des clichés en vacances, dans l’exercice de ses fonctions, des portraits d’elle et de ses séances de fitness. Suivie par près de 160 000 abonné·e·s, elle utilise son compte Instagram comme une vraie influenceuse fitness, n’hésitant pas à collaborer avec des marques et à faire du placement de produits rémunéré. Mais ce qui dérangeait le plus son patron, c’était de la voir porter l’uniforme dans son feed.

Ce licenciement traduit l’injustice et l’inégalité du traitement des femmes dans la sphère professionnelle en général, et qui découle d’un sexisme bien ancré dans le milieu ultra-masculin des casernes. Au sein de l’Evergreen Fire Rescue, il faut croire que les managers sont plus tolérants avec des hommes ayant le même type de comportements sur leurs réseaux. Et c’est cela que veut dénoncer Pritchard :

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"C’était tous les jours. Je marchais sur des œufs. C’est très hypocrite. C’est naze. Les calendriers de pompiers sexy sont monnaie courante mais si c’était des femmes, tout le monde les traiterait de salopes. Pour les mecs, c’est tout à fait normal."

Au moment de son licenciement, ses supérieurs lui auraient donné cinq jours pour supprimer les posts incriminés, chose qu’elle a refusée puisqu’elle attestait avoir eu une autorisation en amont pour les publier. Pritchard laisse aujourd’hui la justice faire son travail. Pour l’instant, son entreprise n’a pas souhaité ajouter de commentaires.

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Par Donnia Ghezlane-Lala, publié le 04/02/2020

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