© Adrien Vautier

Adrien Vautier documente avec éclat les manifestations vénézuéliennes

À Caracas, la jeunesse est dans la rue pour exprimer sa soif de liberté.

En février 2019, le photoreporter Adrien Vautier est parti, appareils photo numériques au poing, à Caracas. Il y a immortalisé la ferveur avec laquelle les Vénézuéliens descendent dans les rues pour exprimer leur mécontentement.

Fin janvier, Juan Guaido, le président du Parlement vénézuélien s’est autoproclamé "président en exercice", contrant ainsi le successeur d’Hugo Chavez, Nicolás Maduro. Si la situation divise la scène internationale, elle déchire aussi la société civile, qui crie sa soif de liberté.

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Un patriotisme haut en couleur

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© Adrien Vautier

Envoyé par son agence Le Pictorium à Caracas pour plus de deux semaines, il a rapporté des images témoignant du patriotisme des manifestant·e·s, particulièrement impressionnant pour lui :

"Les manifestations de journée ne sont pas violentes en elles-mêmes, il n’y avait ni torche, ni fourche. Les civils sont là pour la démocratie, ils ne manifestent pas pour prendre le pouvoir avec des armes. Tout est très positif. Ce sont des gens optimistes alors que la situation est chaotique à Caracas.

C’est vraiment chaotique mais ils y croient à fond, il y a vraiment beaucoup de monde dans les rues, parce que les gens sont très patriotes. Ça n’a rien à voir avec la France où le patriotisme peut vite être vu comme du nationalisme ou du racisme. Là-bas, au contraire, ça a une très grande valeur."

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Avec l’aide de sa fixeuse, le photoreporter se plaçait au beau milieu des foules afin de tenter de capturer toute "l’émotion, l’expression, les détails, les couleurs, les superpositions" des rassemblements. "J’aime photographier les gens de près", s’épanche-t-il :

"J’aime me confronter vraiment, j’ai besoin que les gens soient collés à mon objectif. […] C’est ma sensibilité, j’ai envie d’être au cœur de l’action tout en ayant une retranscription assez neutre des événements bien entendu."

© Adrien Vautier

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Sur place, le photographe précise qu’il fallait évidemment faire preuve d’une grande attention. Si les manifestations sont pacifiques, le climat est extrêmement tendu, de nombreuses personnes sont déportées et la présence de la presse n’est évidemment pas toujours vue d’un très bon œil par la police et les forces armées.

Les manifestant·e·s, au contraire, semblent avoir accueilli Adrien Vautier avec joie. Heureux·ses de voir que leur lutte serait documentée à l’international, ils·elles font preuve d’une grande expressivité devant son objectif.

Malgré la gravité des enjeux des manifestations (qui continuent à l’heure actuelle puisque le gouvernement vénézuélien a annoncé fin mars "un rationnement de l’électricité pour 30 jours" afin de stopper les "coupures de courant géantes" que connaît le pays, précise Ouest-France), les clichés sont pleins de couleurs et d’énergie, à l’image des protagonistes.

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Vous pouvez retrouver le travail d’Adrien Vautier sur son compte Instagram et sur son site.

Par Lise Lanot, publié le 08/04/2019

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