© Jolien De Buyser

Cette photographe belge met en images l’univers sombre de ses rêves

Argentique en main, Jolien De Buyser a mis en scène et immortalisé 18 de ses songes nocturnes.

Incompréhensibles, absurdes, parfois glauques… Les photos oniriques qui constituent la série "Orphic" de Jolien De Buyser rappellent étrangement ces rêves confus, qui laissent place à un certain malaise le matin venu. Et c’est justement le propos de cette jeune photographe belge : toutes ces images, avant de les créer, elle les a rêvées.

Ce projet a germé lorsqu’il a fallu qu’elle trouve un sujet de thèse pour son école d’arts, la Narafi Hogeschool, à Bruxelles. Logiquement, Jolien De Buyser a voulu faire quelque chose avec ses rêves.

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© Jolien De Buyser

Traduire ses rêves intimes en photos

Et pour cause, depuis ses 7 ans, elle accumule de la matière sur ses songes. Après son premier cauchemar, elle a pris l’habitude de relater ou de dessiner ses rêves les plus sombres ou perturbants, avant d’essayer de les interpréter.

Pour son projet de fin d’études, l’artiste a ainsi sélectionné 18 rêves qu’elle avait faits sur les deux dernières années. Elle a ensuite reproduit ces scènes à partir de ses notes, avant de les immortaliser à l’argentique et de les conserver telles quelles, sans retouche.

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© Jolien De Buyser

Interrogée par Vice, Jolien est revenue sur un rêve particulièrement touchant à photographier, montrant un manteau noir sur une plage.

"Dans ce rêve, je voyais seulement des vestes qui flottaient sur une plage. Les manteaux provenaient de personnes que j’ai perdues. C’était pendant la période où mon grand-père s’est noyé en Irlande alors qu’il pêchait. La veste sur la photo est la sienne, qu’ils ont retrouvée. Pour faire tenir la veste il n’y a qu’un bâton, mais comme tu peux le voir, elle est raide de sel. Ça a été difficile pour moi car la photo a été prise à l’endroit où ça s’est passé. Sa vie, son pays, sa plage, son manteau."

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Car en nous invitant à découvrir ses rêves, la jeune photographe laisse la porte ouverte sur son inconscient, mais aussi – et surtout – sur des histoires intimes.

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Par Pauline Allione, publié le 09/09/2019

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