Cette série poétique propose une nouvelle réflexion sur l'intimité

À travers une série délicate de portraits en noir et blanc recouverts de rayures, Bianka Schumann interroge le sens de l'amour et de l'intimité.

© Bianka Schumann.

© Bianka Schumann.

La photographe Bianka Schumann, basée à Budapest, est l'auteure d'une série toute particulière qui livre un nouveau regard sur l’intime. Intitulée Point, cette collection de portraits en noir et blanc capturés à l'argentique est inspirée d’une citation de l’écrivain et philosophe hongrois Béla Hamvas.

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Violence et tendresse

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L'originalité du projet réside dans le fait que Bianka a rayé les zones de contact de ses protagonistes, au moment du développement des photographies. Elle appose donc des égratignures sur leur intimité, sur leur amour et leur tendresse, en proposant un regard différent sur les relations amoureuses : "Ce projet ne possède pas de réel synopsis. Il reflète une citation de l'écrivain et philosophe hongrois Béla Hamvas", explique-t-elle.
Quand on lui a demandé de traduire cette citation, elle a nous expliqué qu'il est compliqué de rendre compte de toute la complexité de sa pensée dans une autre langue :

"La citation parle de 'maya', un mot sanskrit qui veut dire "magie, illusion". Béla explique que le monde entier est magique, car il n'existe pas. Ce qu'on peut expérimenter avec nos sens n'est pas réel. Le monde n'est pas un lieu mais un statut. Et ce statut relève de la magie."

Fascinée par cet homme, Bianka a débuté sa série en 2014 à partir de cette inspiration. Dans ce geste de rayer une photographie, il y a de la violence. Et pourtant, comme un oxymore, les images ne témoignent que de moments de tendresse et viennent se confronter à la surface du papier glacé abîmée. C'est tout le paradoxe de ce travail qui redéfinit l'intensité de l'amour, entre agressivité et passion.

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© Bianka Schumann.

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© Bianka Schumann.

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© Bianka Schumann.

© Bianka Schumann.

Par Donnia Ghezlane-Lala, publié le 18/11/2016

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