© Jon Kopaloff/Getty Images © Instagram de Lupita Nyong’o

Comment Lupita Nyong’o a rendu hommage au photographe J.D. Okhai Ojeikere avec sa coiffure

Lupita Nyong’o arborait une coiffure inspirée du photographe J.D. Okhai Ojeikere lors de l’avant-première de Black Panther.

© Jon Kopaloff/Getty Images © Instagram de Lupita Nyong’o

Alors qu’un profond débat sur l’appropriation culturelle fait rage aux États-Unis (dernier épisode en date: les tresses de Kim Kardashian), et que l’image, le corps et les cheveux des Noir·e·s sont parfois utilisés de façon plus qu’indélicate par l’industrie publicitaire (comme dans le cas de la pub Manix, ou du sweat-shirt H&M), l’actrice Lupita Nyong’o nous montre une façon beaucoup plus saine et instruite de s’inspirer d’autres cultures.

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En effet, la star hollywoodienne à l’affiche de Black Panther a révélé sur Instagram que sa coiffure pour l’avant-première du film Marvel était inspirée d’une série photo du grand photographe nigérian J.D. Okhai Ojeikere.

Ce photographe avait parcouru tout le Nigeria pour documenter les cultures traditionnelles locales. Dans son œuvre, une série réalisée en 1968 sur les coiffures au Nigeria est restée emblématique. Tout au long de sa vie, J.D. Okhai Ojeikere a photographié plus d’un millier de coiffures et de foulards traditionnels noués. Son œuvre est d’une grande importance historique et anthropologique, mais elle est surtout d’une grande beauté, ce qui a particulièrement ému Lupita Nyong’o. Elle connaît également des prolongements aujourd’hui, à l’image de la photographe Medina Dugger qui célèbre elle aussi les coiffures nigérianes dans un style contemporain.

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Dans son post sur Instagram, l’actrice raconte : "Inspiration pour la coiffure d’hier : les coiffures peules capturées dans les photographies du Nigérian J.D. Okhai Ojeikere." Si l’avant-première se déroulait aux États-Unis, on peut noter que certains convives ont choisi de porter des pièces créées par des stylistes africains pour leurs tenues de soirées : Sope Aluko était vêtue en Deola Sagoe tandis que Ryan Coogler arborait une écharpe signée Ikire Jones.

À tou·te·s ceux et celles qui auraient l’impression que l’appropriation culturelle participe à la culpabilisation et à l’autocensure dans la mode, Lupita Nyong’o vient de rappeler qu’il s’agit avant tout de goût, de curiosité et d’intelligence. Là est toute la différence entre l’appropriation et l’appréciation culturelle.

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Par Damilola Animashaun, publié le 01/02/2018

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