© Anna Henly/Getty Images

En images : les inondations de Venise menacent population et œuvres d'art

À cause de cette "acqua alta" dévastatrice, la biennale de Venise a dû fermer ses portes prématurément.

La ville de Venise connaît cette semaine les pires inondations de ce début de siècle, et ce ne serait pas près de s’arrêter. Une "hauteur [des eaux] cauchemardesque de 187 centimètres", précise Le Monde, aurait englouti 85 % de la ville. Pour les jeunes générations, cette crue est historique. La dernière de cette ampleur (avec un niveau d’eau de 194 centimètres) remonte à 1966.

Pour Giovanni Andrea Martini, le président de la municipalité de Venise, cette crue vieille de plus d’un demi-siècle représente pour les Vénitiens "un souvenir terrible", qui avait obligé de nombreuses familles à se délocaliser à cause des ravages de l’eau sur leurs habitations.

Publicité

© Chris/Flickr

Si le phénomène de l'"acqua alta" est fréquent d’octobre à mai – et représente "la principale menace pesant sur la ville de Venise", tel que l’indique Le Monde –, celle-ci est particulièrement éprouvante pour la cité flottante. Deux personnes sont décédées depuis le début de la crue.

Cette montée des eaux régulière est causée par un mélange "de basses pressions, une marée haute, un débit accru des fleuves et la présence de vents forts qui empêchent l’eau de sortir de la lagune". D’aucuns voient dans cette crue exceptionnelle une conséquence directe du réchauffement climatique et de la montée du niveau de la mer, le tout accentué par le fait que le projet de digues mobiles pensé depuis plusieurs années par la ville ne fait que s’enliser.

Publicité

Publicité

La ville musée en danger

Pour une ville musée telle que la Sérénissime, ce genre de catastrophes menace autant les vies des habitant·e·s que le patrimoine artistique immense. Dans la basilique Saint-Marc notamment, le niveau de l’eau a atteint plus d’un mètre à l’intérieur de la célèbre crypte.

La biennale de Venise, qui devait se terminer le 24 novembre prochain, a dû fermer temporairement ses portes à cause des inondations, tout comme la collection Peggy Guggenheim et deux espaces d’exposition appartenant à François Pinault, rapporte Artsy.

Les inondations ont également causé des feux, dont un ayant touché Ca’Pesaro, le musée d’art moderne de la ville. Cette fin de semaine ne devrait pas s’arranger pour les Vénitien·ne·s, qui espèrent voir la prise de mesures s’accélérer à l’avenir dans ce genre de circonstances.

Publicité

Par Lise Lanot, publié le 14/11/2019

Copié

Pour vous :