À travers ses clichés graphiques, Fabien Voileau nous embarque à Los Angeles

Dans l’ambiance de la West Coast.

Après nous avoir plongés en plein océan à travers ses photos de surf, fait voyager au-delà du cercle arctique et raconté les aléas de son périple en Inde, le photographe globe-trotteur est de retour avec une nouvelle série, cette fois-ci capturée à Los Angeles. Il nous livre des images instinctives, graphiques et poétiques, prises au fil de ses balades dans la Cité des anges.

S’il a l’habitude de partager des photos prises à l’argentique, il a cette fois-ci décidé de croiser les supports et d’utiliser aussi bien l’argentique que le numérique, et même son téléphone. Une façon de sortir de sa zone de confort et d’avoir un rapport à l’image encore plus spontané. Nous avons échangé avec l’artiste, qui nous en dit un peu plus sur ces clichés essentiellement capturés dans le quartier de Downtown.

© Fabien Voileau

Cheese | Qu’est-ce que tu faisais à Los Angeles ?

Fabien Voileau | Après sept semaines de shoots commissionnés en Europe, il était temps de rentrer chez moi à Auckland, en Nouvelle-Zélande. Je choisis généralement un stop over, un détour, allant d’une journée à presque une semaine, selon mes envies, afin de profiter de la distance parcourue pour faire une pause et alimenter mon travail personnel. En août dernier, je me suis posé quelques jours à Los Angeles afin de photographier à nouveau le quartier de Downtown, que j’avais déjà immortalisé il y a quelques années.

Qu’est-ce que cette ville t’a inspiré ?

Comme à chaque fois, de la beauté et du chaos. La partie encore bien pétée de Downtown est hyper intéressante, du fashion district au vieux Downtown en passant par la réalité américaine de Skid Row. Cette partie de la ville n’est pas encore uniformisée par la globalisation, c’est ce qui la rend intéressante.

© Fabien Voileau

Une anecdote de voyage à nous raconter ?

Peut-être. Alors que je me baladais, des potes m’ont invité à une conférence sur l’environnement dans un spot artistique dans le quartier de Downtown, partie de la ville qui commence tranquillement sa gentrification. C’était vraiment captivant d’observer le décalage entre la réalité et les demandes de prise de conscience sur la problématique environnementale des différents intervenants. Ça serait long et inutile à détailler, mais pour finir, tous les moralisateurs sont repartis dans leurs grosses bagnoles.

Tu as shooté avec différents appareils (numérique, argentique, mobile), qu’est-ce que ça a changé pour toi ?

Normalement, je ne shoote jamais au numérique pendant mes errances personnelles. Mais le fait est que l’on capture des instants de différentes manières selon l’outil que l’on a. Je me suis imposé des contraintes après quelques jours, pour voir s’il se passerait un truc, comme passer une fin de nuit et une matinée avec un DSLR [reflex numérique, ndlr] et un téléobjectif uniquement. Ça pousse à faire des choses nouvelles, à sortir de ces réflexes et habitudes, comme celle avec les néons d’un parking vus de la rue.

Tes projets pour la suite ?

Essayer de passer du temps en famille, avec ma partenaire et notre petit garçon qui vient d’arriver. Puis différentes commandes vont m’amener à être de retour sur la route très vite. Je profite un peu de cette fin d’année pour avancer sur mon projet d’exposition, Parade, qui sera présenté l’année prochaine en France, en Australie et au Japon, pour sûr. Je vous en dirai plus bientôt.

© Fabien Voileau

© Fabien Voileau

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© Fabien Voileau

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© Fabien Voileau

© Fabien Voileau

© Fabien Voileau

© Fabien Voileau

Vous pouvez retrouver le travail de Fabien Voileau sur son site Web et son compte Instagram.

Par Lisa Miquet, publié le 27/11/2018