© Mike Kelley

L’ascenseur émotionnel connu par les photographes indépendants résumé en un graphique

Excitation, euphorie, doute, anxiété… Bienvenue dans le quotidien des photographes indépendants.

Travailler en freelance n’est pas de tout repos, cela contient son lot d’expériences excitantes comme angoissantes. Mike Kelley, photographe d’architecture et de beaux-arts installé à Los Angeles en sait quelque chose, et il a remarqué que de nombreux·ses photographes avaient les mêmes problématiques que lui.

En s'inspirant largement de sa propre expérience, il a théorisé les différents états émotionnels qui caractérisent le métier de photographe professionnel·le, à l’aide d’un graphique. Après plusieurs années à animer des ateliers annuels pour les photographes désireux·ses de se spécialiser en photo d’architecture et d’intérieur, Mike Kelley a pu dresser un constat.

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"Tout en espérant que [ces ateliers] soient utiles et que les étudiants repartent avec de nouvelles compétences et connaissances, j’ai remarqué une chose : tous les ans, chaque atelier se transforme inévitablement en une séance de thérapie de groupe pour tous les participant·e·s.

Ce n’est un secret pour personne, travailler en freelance peut être une réussite comme un échec, incroyable ou terrible, décourageant ou stimulant. Quiconque a tenté de gagner sa vie dans un domaine créatif le sait dans chaque fibre de son être", détaille le photographe sur PetaPixel.

© Mike Kelley

Après avoir découvert un schéma intitulé "Le processus d’écriture d’un livre", réalisé par l’écrivain Guillaume Morrissette, Mike Kelley a eu l’idée de réaliser un graphique sur le même modèle, transposé au domaine de la photographie.

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Publiées sur le site de photographie architecturale Apalmanac, ses "montagnes russes émotionnelles du photographe professionnel" abordent avec humour les différents états qui font suite à l’excitation d’une nouvelle mission, et ce sur un court laps de temps : l’énergie dépensée, l’euphorie de la fin des shootings, le doute après avoir terminé sa mission, puis l’anxiété avant le retour du client, ou encore le mal-être que peut susciter la comparaison avec d’autres artistes en scrollant leur feed Insta. Et cet ascenseur émotionnel, inséparable du métier, reprend à zéro dès l’arrivée d’une nouvelle mission.

Par Pauline Allione, publié le 11/12/2019

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