© Melania Ps

L'image d'un couple lesbien agressé pour avoir refusé de s'embrasser émeut la Toile

"J'en ai ras-le-bol d'être prise pour un objet sexuel", a témoigné une des deux jeunes femmes.

"Ils ont commencé à se comporter comme des voyous, en nous demandant de nous embrasser pour qu’ils puissent nous regarder, nous traitant de 'lesbiennes' et en nous décrivant des positions sexuelles" : dans une publication sur Facebook mardi 5 juin, Melania, une jeune Britannique, a raconté la violente agression qu’elle a subie dans un bus de Londres, publiant une photo des deux jeunes femmes, le visage ensanglanté.

Alors que Chris et Melania rentraient après un rendez-vous amoureux mercredi 29 mai à bord d’un bus de nuit en direction de Camden, ces dernières se sont fait violemment brutaliser. "Ils étaient au moins quatre", explique-t-elle, ajoutant : "Il n’y avait qu’eux et nous". Et de raconter comment ils ont commencé par les invectiver :

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"Pour essayer de calmer le jeu, j’ai commencé à faire des blagues. Je pensais que ça les ferait partir. Chris a même prétendu être malade, mais ils ont continué à nous harceler, en nous jetant des pièces au visage, ce qui les rendait hilares."

Puis, tout s’accélère : "La seule chose dont je me souviens ensuite, c’est l’image de Chris se battant au beau milieu du bus." Melania raconte donc l’avoir rejoint, pour tenter de l’aider, mais avoir été prise à partie. Puis les souvenirs de la jeune femme sont confus. "Tout d’un coup, le bus s’est arrêté et la police était là et je saignais beaucoup."

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"Je ne sais pas encore si mon nez est cassé et je n’ai pas encore pu retourner au bureau", explique-t-elle ensuite, avant de s’indigner : "Mais ce qui m’énerve le plus, c’est que LA VIOLENCE EST DEVENUE UNE CHOSE BANALE".

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a réagi sur Twitter, déclarant qu’une enquête était en cours :

"Il y a eu une attaque dégoûtante et misogyne. Les crimes haineux à l’encontre des personnes LGBT+ ne seront pas tolérés à Londres. La police enquête actuellement. Si vous avez des informations, merci d’appeler le 101 pour en faire part."

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Par Astrid Van Laer, publié le 07/06/2019

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