Olivia Ezechukwu place la beauté, sous tous ses visages, au centre de photos intimistes

Des portraits fleuris shootés en 35 mm.

© Olivia Ezechukwu

Le message qu’Olivia Ezechukwu tente de transmettre à travers ses images est frappant de simplicité : "La beauté est partout et elle nous fait nous sentir bien, elle nous rend heureux." Armée de son appareil photo, elle part en quête de la beauté, notamment sous ses formes les moins conventionnelles, "afin de rappeler aux gens qu’il y a beaucoup de différences dans le monde mais que c’est justement ça qui est précieux et d’autant plus magnifique".

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Capturer la beauté est une activité significative pour la jeune photographe basée à Brighton, tout d’abord parce qu’avoir la capacité d’immortaliser la beauté stimule son estime d’elle-même, mais aussi parce que cela va dans le sens d’une conception de l’art libérée de certaines pressions :

"J’aimerais que mon travail prouve qu’on peut prendre une photo de quelque chose ou de quelqu’un simplement pour sa beauté, pour son esthétique agréable, et trouver que c’est une raison suffisante. On n’a pas toujours besoin d’un concept hyper profond. L’art, ça a à voir avec l’expression, donc ça devrait aussi être amusant et appréciable. C’est quelque chose de très important pour moi."

La diversité des cultures et des styles de Brighton la pousse à sortir son appareil dès qu’elle sort, entourée de ses ami·e·s. Depuis peu, elle commence également à photographier des modèles professionnel·le·s. Qu’ils ou elles soient amateur·rice·s ou non, sa façon de les diriger (minime) ne change pas : "Je leur demande souvent de rester naturel·le·s ou de faire des petits mouvements. Je n’aime pas les faire trop poser mais je parle avec eux·elles et j’essaie de capturer une émotion ou un moment en particulier".

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De l’argentique et des fleurs

© Olivia Ezechukwu

Ses portraits, aux teintes douces, souvent pastel, mettent en valeur les modèles dans des environnements naturels, souvent fleuris. Cette inclination pour les univers bourgeonnants remonte à ses années étudiantes, lorsqu’elle la photo est véritablement devenue pour elle une passion : "La fac m’a aidée à prendre confiance en moi pour approcher les gens et j’ai commencé à prendre des photos de mes ami·e·s, de fleurs et de fêtes."

Pour créer ses images éthérées, la jeune artiste s’inspire de photographes de la fin du XXe siècle et des années 2010, qui réinventent constamment (ou ont réinventé) l’art du portrait, à l’instar de Tina Barney, Harley Weir, Ethan James Green, Corinne Day ou encore Jamie Hawkesworth.

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Le grain particulier des images et leur ambiance chaleureuse proviennent des choix techniques d’Olivia Ezechukwu, qui shoote exclusivement en 35 mm, pour la couleur, la qualité et la profondeur que ce type d’appareil argentique confère aux photographies. Elle nous confie voir l’argentique comme un des facteurs de son amélioration en tant qu’artiste : "Avec une pellicule, on a un nombre limité de prises possibles. Ça fait davantage réfléchir à la mise en scène et cela donne une saveur particulière aux séances." Avec ses séries consacrées à un modèle à chaque fois, Olivia Ezechukwu nous fait entrer en douceur dans des univers subtilement colorés.

© Olivia Ezechukwu

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© Olivia Ezechukwu

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© Olivia Ezechukwu

© Olivia Ezechukwu

© Olivia Ezechukwu

Vous pouvez retrouver le travail d’Olivia Ezechukwu sur son site et sur son compte Instagram.

Par Lise Lanot, publié le 01/03/2019

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