Pour la première fois, Playboy accueillera une playmate transgenre dans son magazine

En 64 ans d’existence, c’est une première pour Playboy. Le numéro de novembre/décembre présentera une nouvelle playmate dans les pages de son magazine et c’est une femme transgenre.

Après National Geographic qui avait mis en couverture Avery Jackson, une enfant transgenre alors âgée de 9 ans, c’est au tour du magazine Playboy de s’ouvrir à la diversité à travers un édito consacré à la mannequin française et transgenre Inès Rau, âgée de 26 ans. D’après Dazed, elle apparaîtra aussi dans un édito qui rendra hommage à Hugh Hefner. Derrière l’édito photo se cache le photographe Derek Kettela.

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La mannequin a confié que, pendant longtemps, elle ne s’est pas identifiée en tant que transgenre :

"Vous devriez être ce que vous êtes, c’est salvateur de révéler qui nous sommes réellement, peu importe votre genre, sexualité ou autre. Les personnes qui vous rejetteront ne seront pas dignes de vous. Il faut déjà vous aimer vous-mêmes avant d’être aimé par les autres."

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En plus d’être un activiste pour la défense des droits des noirs, il semblerait que Hugh Hefner ait toujours voulu défendre la cause des transgenres. Inès Rau a déjà figuré dans le magazine en mai 2014 mais pas en tant que playmate officielle, ni dans des articles qui lui sont totalement dédiés. En 1991, la mannequin anglaise Caroline Cossey, elle aussi transgenre, apparaissait dans les pages de Playboy mais toujours pas en tant que playmate officielle : elle était à l’affiche du James Bond Rien que pour vos yeux. C’est donc la première fois que le magazine offre ce statut officiel à une personne transgenre.

Sans grande surprise, la nouvelle n’a pas été bien reçue par tout le monde. Des internautes s’embrasent contre le choix du fils d’Hefner, qui veut prolonger les combats de son père. Pour anticiper les réactions, Playboy avait déjà posté sur Twitter un rappel : dans les années 1960, ils ont présenté dans leur magazine la première playmate noire. Cela avait été bien évidemment mal accueilli et pris comme une provocation frontale dans une société baignant à cette époque dans la ségrégation. À eux de conclure avec un dernier tweet : "L’histoire se répète."

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Par Donnia Ghezlane-Lala, publié le 20/10/2017

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