Rencontre : Melchior Tersen et son livre photo sur les patchs metal

Rencontre avec Melchior Tersen, insaisissable photographe à qui les patchs metal ont tellement tapé dans l'œil qu'il les a pris en photo six ans durant.

Le photographe Meclhior Tersen pose devant les locaux de Konbini (© Luca Thiébault)

Le photographe Meclhior Tersen pose devant les locaux de Konbini. (© Luca Thiébault)

Avec ses expressions banlieusardes, son sweat zippé marron et sa casquette Jaguar, Melchior Tersen ne ressemble vraiment pas aux hardos tannés et cloutés qu'on a croisés tout l'été en concert ou en festival metal, du Hellfest au Fall of Summer. Pourtant, il en sait probablement plus que pas mal d'entre eux sur la culture des patchs qui ornent les vestes des hardos, sur leur origine et sur leur signification.

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Les patchs ? Mais si, voyons : votre maman appelle sans doute ça des "écussons", elle qui vous en a peut-être cousu sur les jeans que vous avez troués en tombant au foot. Plus tard, vous en avez peut-être arboré un sur le sac à dos qui vous accompagnait au lycée pour signifier votre amour envers la douce musique de Rammstein.

Melchior Tersen est un photographe acharné du quotidien qui peut parler de speed metal, de Pasolini ou de rap avec la même gouaille. Il se dit intéressé davantage "par les réalisations humaines que les comportements humains". Il a découvert ces petits bouts de tissu brodés aux noms des groupes de metal lors de son premier Hellfest, il y a six ans. Consacré à ce phénomène vestimentaire, son livre Killing Technology, titre emprunté au mythique troisième album du groupe Voivod sorti en 1987, sort très bientôt chez Headbangers Publishing, la maison d'édition du label Ed Banger (Mr. Oizo, Breakbot, Justice...).

Photo de la couverture du livre Killing Technology, par Melchior Tersen (©Melchior Tersen, Ed Banger)

Photo de la couverture du livre Killing Technology, de Melchior Tersen. (© Melchior Tersen, Headbangers Publishing)

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Se disant profondément marqué par la culture des années fin 1980 et 1990, "Mad Max, Final Fantasy VII, les mangas et le fantôme de Hiroshima", Melchior Tersen photographie toutes sortes d'objets populaires de son époque : sa chambre pleine de figurines Dragon Ball, les banlieues parisiennes, des portraits de Phil Anselmo, Inna Shevchenko, Alkpote, Kickback... ou même de Jean-Marie Le Pen, qu'il croise un jour par hasard.

On a (un peu) mis de côté ces autres aspects de son œuvre photographique pour se centrer sur cet autre objet populaire qui fait le bonheur des metalheads – du moins de ceux à qui le simple T-shirt de groupe ne suffit pas. D'ailleurs, à force de les prendre en photo, Melchior Tersen a lui-même chopé le virus : il en est à sa septième veste à patchs, a pété son compte en banque plus d'une fois pour acquérir une pièce rare et peut être carrément intarissable sur le sujet. On a consacré une heure avec lui pour parler photo, illustration, couture et black metal.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

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Cheese | Bonjour Melchior Tersen ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Melchior Tersen | J'ai 29 ans, je suis photographe et j'habite Clamart (92). J'ai acheté un appareil photo au lycée et j'ai commencé en concert. Ça me permettait de sortir de ma vie d'intérimaire, de mieux connaître Paris et ses lieux, moi qui venais d'Issy-les-Moulineaux (92). J'ai fait des avant-premières de cinéma et des dédicaces sur les Champs-Elysées, mais aussi des concerts dont je gagnais les places à la radio... J'essayais de rentrer avec les groupes en concert avec mon appareil photo, c'est comme ça que j'ai fait mes armes au début.

J'ai appris à faire des photos avec des paparazzis, des fans qui veulent faire signer des trucs, dans l'urgence... C'est comme ça que j'ai appris à bosser vite et à ne pas prendre mon temps pour chercher la perfection : je n'ai pas de flash additionnel ou d'accessoire du genre. Faut être optimal et efficace.

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(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

J'ai jamais eu un groupe d'appartenance : au lycée, je n'ai jamais été un "skater", un "metalleux"... J'ai des amis un peu de tous bords – culture, politique... J'ai vu pas mal de milieux différents alors je ne me suis pas ancré dans un seul truc. Ça permet de bouger.

Au fil des ans, quelle est ta recette secrète pour prendre de bonnes photos ?

La rigueur à s'imposer, c'est d'avoir du respect pour ce que tu photographies. Il faut que j'y sois rattaché, au moins de loin. Si je le présente, que je le montre et que je le défends, c'est qu'il y a un lien d'intérêt fort, qui a parfois pris plusieurs années à se forger.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Qu'est-ce que tu préfères photographier ?

J'aime bien les enjeux humains, j'essaye de les amener en biais et il faut que je trouve les sujets charismatiques. Mais je n'aime pas l'avilissement, la complaisance, la condescendance... Aussi compliqué que ce soit, j'aime montrer les choses dans leur force, comme le fait Pasolini par exemple – quelqu'un qui m'a beaucoup "anglé". Faut que la personne se sente bien sur la photo, qu'on en perçoive la force.

J'essaye de prendre les choses telles qu'elles sont, je ne veux pas de mise en scène. Si le mec s'est levé ce matin en se disant "je vais tout niquer en m'habillant avec mes bracelets à clous", c'est cet état d'esprit que j'ai envie de rendre. Je n'aime pas la bouffonnerie, je préfère l'humour noir. Ce qui est grinçant, oui, ce qui fait ricaner, non.

Parmi les patchs qu'il sélectionne pour ses propres vestes, Melchior n'oublie pas l'essentiel (© Luca Thiébault)

Parmi les patchs qu'il sélectionne pour ses propres vestes, Melchior n'oublie pas l'essentiel. (© Luca Thiébault)

Tu as conscience que certaines de tes photos peuvent provoquer ce genre de réaction et que malgré tout, tu ne pourras rien y faire ?

Je crois qu'il faut parfois un minimum de recueillement devant certains travaux photographiques. Parce que toi tu regardes ça en deux minutes, mais derrière une photo, parfois, c'est la vie entière qui est présentée.

Pendant longtemps, j'ai fait de nombreux portraits. Une fois, j'ai fait une expo à Arles et par hasard j'ai rapporté une série de tatoués fans de Johnny. Les photos étaient jolies, il y avait de beaux tatouages, franchement. Puis parmi les gens qui passaient, certains râlaient et se moquaient, sur le ton du "roh regarde les tatouages de beauf, gna-gna-gna", qui ricanaient...

On peut penser ce qu'on veut, évidemment, mais ça ne m'a pas plu. Les gens que tu prends en photo te font confiance et je n'ai pas envie qu'un portrait, qu'un regard, qu'un visage porte le poids de tout ce que ça représente dans l'imagination populaire. J'aime les réalisations humaines, moins les comportements humains.

Boutique de patchs, lors d'un festival metal (© Melchior Tersen)

Boutique de patchs, lors d'un festival metal. (© Melchior Tersen)

Parlons maintenant de ton livre Killing Technology : d'où t'est venue cette passion pour le patch dans la culture metal ?

J'ai commencé en 2010 lors de mon premier Hellfest. J'étais évidemment déjà allé à des concerts, des petits festivals, mais jamais à un truc aussi gros et j'ai flashé. Des patchs, j'en avais déjà vu, déjà eu, mais je n'avais jamais vu de veste recouverte de patchs. Au lycée, j'en ai accroché sur mon sac, mais c'est tout. Alors j'ai commencé à photographier ça au numérique, je suis retourné au Hellfest et j'ai poursuivi la série, par la suite à l'argentique.

Je me suis décidé à les avoir sur fond blanc, ça permet d'isoler le sujet du contexte. Pendant plusieurs années, j'ai apporté mon drap au festival et je demandais aux gens de prendre leur veste en photo, sur le drap, par terre. Les vestes à patchs qui sont dans le livre, ce ne sont que des photos prises en festival.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Les patchs metal ont-ils une histoire ?

Eh bien écoute, pas vraiment. J'ai dû effectuer pas mal de recherches, faire mon historien un peu, parce qu'il y a très peu de documentation. Mais à force de recherches, voilà ce que je peux t'en dire : la logique veut que ça vienne des écussons militaires : grades, insignes, galons... Ça a aussi été repris par la contre-culture des années 1960 et 1970 aux États-Unis, puis par les mouvements hippies. Mais aussi par les bikers, qui avaient des vestes avec des patchs de clubs et de fan-clubs.

C'est entré dans la culture pop parce que dans les années 1970, l'époque voulait que quand tu trouais ton jeans, eh bien tu le réparais : tu foutais un patch par-dessus. Puis c'est finalement entré dans le metal fin 1970, début 1980. C'est arrivé par le biais de groupes comme Judas Priest, Kiss, Venom, Slayer, Scorpions, Samson, Iron Maiden... Le côté très anglais de la NWOBHM – mais aussi Depeche Mode ou encore George Michael, ça se faisait ailleurs !

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Raconte-nous l'histoire de l'achat de ton tout premier patch.

Avec mes deux potes metalleux du lycée, y'a des années, on a repéré que ça existait. Mais personne ne portait ça autour de nous à l'époque. On étudiait dans un lycée de banlieue basique et on est allés à une boutique à Châtelet parce que je voulais m'acheter le patch "Toxicity" de SOAD – qui était magnifique. Bon, je l'ai pas trouvé et y'avait que des patchs pourris, mais je voulais tout de même partir avec un truc et j'ai pris un patch Rammstein à 3 euros. Je l'ai cousu salement sur mon Eastpack et il a tenu. Pas de double fil, mais propre : je l'ai gardé plusieurs années.

Après j'ai continué à en acheter, pour moi, pour des amis, j'en ai rapporté d'Argentine... Mais c'est vrai que c'est vraiment depuis l'idée de Killing Technology que je me suis mis dedans à mort. Je me suis dit que ça valait le coup de dépenser 3 000 euros là-dedans. J'ai pété mon PEL. À part les vestes, les patchs du bouquin sont tous les miens.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Quand j'ai commencé à faire ça, j'étais plus sur le death metal et le black metal, ce que j'ai le plus écouté. Mais je trouvais ça important d'ouvrir le truc à tous les styles : donc y'a des patchs de neo metal, de trucs un peu plus épiques, y'a du Offspring, et puis je me suis concentré sur les originaux, les premiers patchs... Regarde : j'ai des coupures au doigt à force de coudre. C'est intense, comme passion.

Il faut reconnaître que grâce aux patchs, on fait des découvertes musicales. Moi-même j'ai découvert tellement de groupes : par exemple Mentors [dont il a un patch, ndlr] : je ne connaissais pas avant de rentrer là-dedans. Holy Moses non plus. Ça m'a permis de m'ouvrir beaucoup plus.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Cassons tout de suite un mythe : y'a-t-il de bonnes et de mauvaises vestes à patchs ?

Au début, je photographiais presque tout. Au fur et à mesure des années je sélectionnais, mais il n'y pas non plus un million de mecs qui font ça et j'ai pris les photos exclusivement en France. À la fin, j'ai trouvé ça plus sympa de ne pas trier, notamment pour une raison : une veste remplie intégralement avec de beaux patchs, ça coûte 1 000 euros. Tout le monde ne peut pas se payer ça ! Quand tu as 17 ans tu fais avec tes moyens et je trouvais cool de mettre à l'honneur toutes les réalisations.

Aujourd'hui, c'est même mon propre goût : je n'arrive pas à faire de sélection. Je préfère avoir un panorama des vestes à patchs.

Comment les propriétaires des vestes à patchs réagissaient-ils quand tu leur demandais de les photographier ?

En six ans de boulot, il n'y a qu'un seul mec qui n'a pas voulu que je photographie sa veste. C'était vraiment un sale con qui avait un vieux dossard du groupe Death, Spiritual Healing très belle pièce. Mais bon, il était con alors je ne me suis pas pris la tête et je ne l'ai pas pris en photo.

Dans tous les autres cas, c'est le contraire : c'est du temps passé, hein, alors les gens étaient contents qu'on s'intéresse à eux. Une veste bien fournie, même si tu couds quatre, cinq patchs par jour, c'est un mois de boulot. Et puis c'est un bouquin sur un travail photo qui n'avait jamais été fait.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Pourquoi ce titre, Killing Technology ?

Parce que ça correspond bien à mon idée de départ. J'ai un peu de mal avec notre société trop rapide aujourd'hui, par exemple je n'arrive pas à suivre les nouvelles séries TV : ça va trop vite, je suis habitué à X-Files parce que ça prenait son temps. Et puis j'aime ce qui est romantique.

Killing Technology c'est aussi le nom d'un album du groupe de metal canadien, Voivod, qui date de 1987, mon année de naissance. C'est notamment inspiré de la bombe atomique et de la peur qu'elle inspire. Ce que je veux dire, c'est que la technologie c'est très pratique, mais sur de nombreux aspects ça me fait carrément flipper. Alors que la couture, c'est intemporel et ça existera pour toujours : j'ai essayé de faire un bouquin hors temps. Il aurait pu sortir dans les années 1980, il pourrait sortir dans 20 ans...

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

On peut être étonné de voir ce travail de documentation sur un aspect du metal publié par la maison d'édition d'Ed Banger, le label star de la french touch fondé par Pedro Winter, non ?

J'ai commencé par avoir un post sur Vice en 2010, puis j'ai fait des maquettes que j'ai montrées à des éditeurs, des galeristes... J'ai démarché un peu le milieu de l'édition metal au début, mais ça n'a rien donné : j'avais peur que ça soit mal fait ou que les gens n'y croient pas vraiment.

Et puis j'ai rencontré Pedro Winter à une expo y'a quatre ou cinq ans. Il a suivi mon taf et après lui avoir montré des maquettes, on est tombés d'accord. Déjà il faut savoir qu'il adore le metal : Metallica, Anthrax, Celtic Frost... des trucs comme ça. Je me suis donc dit que c'était bien parce qu'il le défendra, alors que chez une maison d'éditions lambda, le metal, ils s'en seraient battu les couilles.

Il fallait aussi quelqu'un d'un peu "décalé", qui connaisse un minimum le milieu. Et puis il a contribué, il m'a aidé à classer les photos. Je ne connais personne d'autre qui m'aurait laissé faire ça avec une telle liberté. Ça n'aurait pas pu être fait aussi bien.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Pourquoi la culture patch est-elle aussi forte dans le punk et le metal, et si peu représentée parmi les autres communautés musicales ?

Ça existe, mais ça correspond à certaines époques : dans les années 1980 et 1990, il y avait par exemple énormément de patchs Bob Marley, mais aussi Jah, Haïlé Sélassié, ou bien Madness... Il y a beaucoup de rastas qui ont des vestes militaires avec un backpatch qui figure Jah, un lion ou un gros joint en train de se consumer. Pour le rap, c'était dans les années 1990 avec des patchs Cypress Hill, Dr. Dre, Public Enemy, Run DMC... Ça s'est perdu parce que je pense que si t'es dans le rap, aujourd'hui, tu aspires à autre chose qu'à coudre des patchs sur une veste.

Mais avec la série Sons of Anarchy, récemment, j'ai remarqué une résurgence du patch qui vient de la culture biker. Ünkut ont sorti des vestes avec des patchs [c'est vrai, ndlr]. SCH en a une, Niska aussi, Seth Gueko aussi... C'est cyclique, ça revient à la mode, tout comme la culture fanzine, la sérigraphie, le DIY...

Melchior Tersen et sa belle veste (© Luca Thiébault)

Melchior Tersen et sa belle veste. (© Luca Thiébault)

Qu'est-ce que tu penses que les gens qui ne connaissent rien au metal vont se dire en découvrant Killing Technology ?

Quand j'ai commencé à bosser, c'était destiné aux metalleux. J'essaye toujours de garder cette exigence, même si je suis allé chercher des groupes, des patchs, vraiment au fond du truc. Mais en même temps, je voulais garder l'idée d'objet pop, histoire que même si tu n'es pas fan de metal, tu puisses rentrer dedans : je n'aime pas les cloisonnements et je n'aime pas l'élitisme en général.

Les pochettes de metal, c'est un truc dingue : c'est le truc le plus psyché du monde. T'as tous les secteurs visuels : gore, drôle, poétique, romantique... T'as des illustrateurs fous, qui sont parfois complètement inconnus alors qu'ils ont réalisé des pochettes géniales. D'autres sont des stars du milieu, mais au-delà, personne ne les connait. Je trouve important d'amener cette culture. J'aime l'idée de sublimation : un patch, ça a beau être un petit bout de tissu que les gens jettent, découpent, ça vaut pas grand-chose...

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Mais je trouve ça beau de l'amener dans un beau contexte et de magnifier quelque chose de basique. C'est aussi la rencontre entre quelque chose d'industriel, qui est fait en machine, et puis une pratique millénaire : la couture. Tu te coupes, tu te recouds. Les vêtements sont faits en couture. Si tu dois te démerder, si tu as juste du fil du tissu tu peux te faire un vêtement.

Mais c'est pas parce que je fais ce bouquin qui amène un peu la culture metal aux masses que le concert de Mystifier à la Clef de Saint-Germain sera complet [rires] ! Ça va rien changer. Et puis je sais qu'il y a des gens du metal à qui ça ne plaira pas, parce que dans certaines communautés metal il y a ces questions : "Qui est vrai ?", "Qui est faux ?", "Qui est un poseur ?" Mais je n'aime pas trop ces questions, ni cette mentalité.

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

L'imagerie metal s'infuse de plus en plus vite dans la culture mainstream/populaire. Qu'en penses-tu ?

Je vois pas mal de célébrités qui portent des t-shirts de metal... et je m'en fous. Tout est cyclique. Dans les années 1980, avec par exemple Guns N' Roses, le rock et le metal étaient super grand public. Maintenant ça l'est moins, notamment avec le rap qui a amené un nouveau style de vêtements...

Mais tous les 20-25 ans, les choses reviennent : tu le vois d'autant plus aujourd'hui, que tout ce qui est nineties, DIY, c'est à la mode alors qu'en 2000 ce n'était pas du tout le cas. Et puis y'a de quoi en fait : le metal, c'est tellement charismatique...

(© Melchior Tersen)

© Melchior Tersen

Par Théo Chapuis, publié le 21/10/2016

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