© Simon Kerola

Rencontre : les photos scintillantes de Simon Kerola nous plongent dans un film américain

Le photographe suédois met en image un univers cinématographique et surréaliste.

Depuis ses 15 ans, Simon Kerola sent en lui le besoin impérieux de créer. Il s’avère que c’est armé d’un appareil photo, dont il a appris à se servir seul, que ses élans créateurs s’épanouissent le plus naturellement. Depuis plusieurs années, sa pratique photographique lui permet de se créer son univers propre, un monde cinématographique, qui mêle les codes surréalistes, abstraits, voire de la photo de mode.

© Simon Kerola

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Cheese | Bonjour Simon. Est-ce que tu peux nous parler de ton style et de son évolution depuis tes débuts ?

Simon Kerola | Je pense que mon style est plus ou moins resté le même depuis le début, il s’affine juste au fur et à mesure. En ce moment, il évolue davantage parce que je commence à me lancer dans d’autres directions, à essayer des choses plus expérimentales.

Qui sont les personnes que tu photographies ?

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Ce sont souvent des amis, des gens que je vois de façon assez quotidienne. Je suis souvent à la recherche de petites caractéristiques dans des visages qui me donnent l’impression d’avoir quelque chose à me dire. Parfois, il peut simplement s’agir d’un certain angle du visage de quelqu’un qui me donne envie de créer toute une histoire. J’aime photographier mes modèles dans des endroits qui ont l’air intemporels.

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Tu les diriges beaucoup ?

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Quand je les connais, je ne les dirige pas vraiment, d’autant plus que je prépare tout de façon très spécifique, exactement comme je le souhaite. En général, c’est plus du one shot. Généralement, je me charge du stylisme.

Où puises-tu ton inspiration ?

Les endroits où je sens que je peux laisser libre cours à ma créativité. J’aime aussi écouter des musiques de cinéma, ça m’aide à trouver mon ambiance pendant que je cherche de nouveaux endroits à photographier. C’est super inspirant.

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© Simon Kerola

Justement, tes images sont particulièrement cinématographiques. Tu joues beaucoup avec la composition de tes images, en masquant les visages de tes modèles par exemple. La retouche en postproduction revêt-elle également une grande importance pour toi ?

Je jongle entre plusieurs outils pour essayer le plus de choses possible. Pour moi, la retouche ce n’est pas le plus important parce que je règle déjà énormément de choses lors de la prise de vue, notamment au niveau de mes palettes de couleur. Dans ces moments, je peux passer des heures et des heures sur des détails.

En partageant avec le monde la création de ton univers, que cherches-tu à transmettre ?

Je passe énormément de temps à rechercher le type d’émotions que je souhaite précisément transmettre à travers telle ou telle image. Mes photographies sont très personnelles, elles constituent un mode d’expression auto-thérapeutique pour moi. Si je parviens à vous faire ressentir quelque chose grâce à celles-ci, alors je suis satisfait. Je ne suis pas sûr que ce genre de choses se contrôle ceci dit.

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Vous pouvez retrouver le travail de Simon Kerola sur son site et son compte Instagram.

Par Lise Lanot, publié le 17/05/2019

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