© Mathieu Foucher

En images : Tame Impala, Metronomy et Idles sous la pluie battante de la Route du Rock

Les trombes d'eau n'auront pas eu raison des scénographies léchées du festival et de la ferveur des participants.

J’ai beau parcourir les festivals en tant que photographe toute l’année, La Route du Rock à Saint-Malo me tient particulièrement à cœur. Son cadre si particulier, entre la ville de Saint-Malo et le Fort de Saint-Père, a quelque chose d’envoûtant. Mais au-delà de ça, La Route du Rock, c’est aussi une sorte de famille aux allures de colonie de vacances, un public de connaisseur·se·s et une ambiance survoltée.

Le "plus petit des grands festivals" est parvenu à rester à échelle humaine : on y voit de grosses têtes d’affiche sur des scènes accessibles sans (trop) perdre ses amis et profiter des concerts de manière optimale.

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Idles. (© Mathieu Foucher)

Idles. (© Mathieu Foucher)

Idles. (© Mathieu Foucher)

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Après le punk efficace de Fontaines D.C., Idles, cinq Anglais originaires de Bristol, enflamment la scène du Fort de Saint-Père. On redescend de quelques BPM avec les franco-britanniques Stereolab et leur pop électronique, avant Tame Impala.

Stereolab. (© Mathieu Foucher)

Le concert de Tame Impala, la tête d’affiche du jeudi soir, commence par un énorme lâcher de cotillons (biodégradable) et, là encore, la magie du festival opère, tant le lieu se prête au show musical et lumineux du groupe australien.

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Tame Impala. (© Mathieu Foucher)

Tame Impala. (© Mathieu Foucher)

Tame Impala. (© Mathieu Foucher)

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Tame Impala. (© Mathieu Foucher)

Le lendemain, la pluie s’invite au Fort de Saint-Père, mais le groupe néerlandais Altin Gün réchauffe très rapidement l’ambiance avec sa pop psychédélique empreinte de folk turque.

Altin Gün. (© Mathieu Foucher)

© Mathieu Foucher

Plus tard dans la soirée, le concert de Hot Chip, véritable "machine à danser", finira de mettre tout le monde d’accord et de nous faire oublier la pluie. Le groupe britannique a le sens du spectacle et le public breton le lui rend bien.

Vers 23 heures, j’assiste à ma plus grosse claque musicale et scénique de ces trois jours avec les Anglais de Crows. Dès le premier morceau, les quatre Londoniens offrent un punk cinglant qui donne furieusement envie de danser. C’est aussi ça la Route du Rock : découvrir un groupe que l’on a instantanément envie de revoir.

Crows. (© Mathieu Foucher)

La soirée se finit sur 2 Many DJ's , venu remplacer Beirut, contraint d’annuler pour raison médicale. Le duo des frères belges déroule ses mix redoutables pour le plus grand plaisir du public malouin. La soirée se finit avec Paula Temple, et le Fort de la Route du Rock finit par prendre des allures de club berlinois.

© Mathieu Foucher

Le lendemain, la pluie est encore plus intense et il devient compliqué de prendre des photos, mais la motivation du public reste impressionnante et le rock garage des Canadiens de Pottery nous permet de garder la tête hors de l’eau. Metronomy, en tête d’affiche de ce dernier soir, débarque sur scène sous une pluie battante.

Metronomy. (© Mathieu Foucher)

Metronomy. (© Mathieu Foucher)

© Mathieu Foucher

David August. (© Mathieu Foucher)

Je tente de résister aux éléments jusqu’au concert d’Oktober Lieber, car le projet de post-punk électronique des deux Françaises m’avait laissé un très bon souvenir lors du Printemps de Bourges cette année.

© Mathieu Foucher

C’est maintenant un déluge qui s’abat sur le Fort, et mes doigts, aussi fripés que si je sortais de la piscine, ont eu raison de mes envies d’after. Je quitte le festival très heureux de ces trois jours hors du temps. À l’année prochaine, la Route du Rock.

Par Mathieu Foucher, publié le 30/08/2019

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