Une série photo émouvante explore l’angoisse de couples que le Brexit risque de séparer

Que signifie le Brexit pour les amoureux ? Anna Pannack a tenté de répondre à cette question à travers des photographies touchantes de corps séparés par un voile.

Nadia et Paul. (© Laura Pannack/The British Journal of Photography)

Depuis le mois de juin 2016, le Brexit a surtout monopolisé l’attention des médias pour ses implications politiques, et les conséquences potentiellement dramatiques qu’il pourrait avoir d’un point de vue économique.

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La photographe Laura Pannack a décidé de s’intéresser à l’impact que le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne pourrait avoir sur l’amour et les couples. Sobrement intitulée Separation, cette série lui a été commandée par le British Journal of Photography.

Réalisée avec l’outil Affinity Photo de l’iPad, elle explore les angoisses ressenties par les couples londoniens composés d’un·e Britannique et d’un·e partenaire d’un autre pays (Italie, Finlande, France, Espagne, Bulgarie, Pologne ou encore Allemagne) qui sont forcés d’envisager une séparation à cause du Brexit.

Celia et Chris. (© Laura Pannack/The British Journal of Photography)

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Comme l’explique Laura Pannack, la plupart de ces couples travaillent dans le secteur de la création, "une industrie diverse et prospère qui attire depuis longtemps des Européens vers la capitale anglaise:

"Il y a une jolie culture, très ouverte, dans le secteur de la photographie. Vous pouvez être de n’importe où, avoir n’importe quel parcours, vous serez toujours accepté. Il n’était pas possible d’envisager le Brexit sans parler de relations et d’humanité. L’amour est quelque chose d’universel."

Chaque portrait est accompagné d’une phrase qui résume l’impact qu’a eu et continue d’avoir le Brexit sur ces couples. "Peut-être faisons-nous partie du problème", admet un couple italo-britannique : "Nous n’envisageons ni l’un ni l’autre de vivre en dehors du M25 [le périphérique londonien, ndlr]".

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Quand le Brexit a été acté, la graphiste finlandaise Mirjami l’a pris personnellement : "Je viens d’une famille d’immigrés, et j’ai été exposée au racisme et aux stéréotypes toute mon enfance. Après le référendum, j’ai de nouveau ressenti le même sentiment que j’avais étant enfant. Comme si je n’étais pas voulue, que j’étais juste une nuisance pour les locaux."

Mirjami et Adam. (© Laura Pannack/The British Journal of Photography)

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Plus de photos du projet sur le site du British Journal of Photography.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par Matthew Kirby, publié le 26/03/2018

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