Le tourbillon des nuits japonaises immortalisé à l’argentique par Jean-Vincent Simonet

Le photographe publie un ouvrage mi-carnet de voyage, mi-lettre d’amour délurée au Japon.

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

En 2015, Jean-Vincent Simonet découvre le Japon. Ressortira de ce voyage inoubliable pour les sens In Bloom, un livre hypnotisant qui se lit comme une lettre d’amour à la culture nippone. Avant même de découvrir physiquement le pays, il se passionne dès l’adolescence pour les jeux vidéo et les mangas japonais. Devenu jeune photographe, il s’inspire ensuite de certaines des "nombreuses légendes de la photographie japonaises tels que Nobuyoshi Araki ou Daido Moriyama", nous raconte-t-il.

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Bien qu’également intéressé par les paysages naturels, Tokyo et la richesse visuelle des espaces urbains japonais l’envoûtent tellement que le photographe concentre ses recherches en ville, à la nuit tombée, lorsque ces derniers "se métamorphosent". Entre "expériences sexuelles, fêtes chargées de drogue" et évasions nocturnes, l’ouvrage de Jean-Vincent Simonet fait de la ville, qu’il s’agisse indifféremment de Tokyo ou d’Osaka, son personnage central.

Expériences chimiques et jeux de textures

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

L’artiste expérimente avec les textures et les supports de ses images : "Je n’ai jamais considéré le medium photographique comme totalement complet, surtout à notre époque. J’ai de plus en plus de difficultés à présenter mes images sans intervention."

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Attiré et influencé par la peinture, "qu’elle soit plastique ou numérique", il imprime ses photographies sur du papier plastique et de la résine avant de jouer avec les temps d’exposition des images, des torches et des mélanges d’eau et de produits chimiques. Afin de parvenir à ce résultat étourdissant, pas de savants calculs ou de recette toute faite, Jean-Vincent Simonet se laisse prendre au jeu du hasard :

"Cela fait maintenant plus d’un an que je développe cette technique d’impression. Étant donné qu’il n’y a pas de références ou d’exemples déjà établis, ce sont uniquement les erreurs et le tâtonnement, et les nombreuses heures de travail, qui me permettent de la faire évoluer."

Des coulées lumineuses, aux apparences aussi humides qu’étincelantes, semblent émaner de ses photographies. L’abstrait et le chaos peuplent ce carnet de voyage onirique, qui se penche sur la culture underground japonaise tout en revisitant certaines images mentales bien connues du pays, telles que ses rues et carrefours en constant mouvement. Visages, silhouettes, natures mortes et paysages acides se meuvent et se rejoignent en une entité quasi surnaturelle.

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"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

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"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

"In Bloom". (© Jean-Vincent Simonet)

Le livre de Jean-Vincent Simonet, In Bloom, est disponible ici. Vous pouvez retrouver son travail sur son site et sur son compte Instagram.

Par Lise Lanot, publié le 24/01/2019

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