© Ben Dutton/Unsplash

Un appareil photo permet aux daltoniens de voir les couleurs

Un outil qui pourrait être révolutionnaire pour les photographes daltoniens.

Depuis plusieurs années, scientifiques et entreprises cherchent comment améliorer la vue de celles et ceux qui distinguent mal les couleurs : ils sont 8 % d’hommes et 0,5 % de femmes au niveau mondial. En 2016, EnChroma commercialisait des lunettes munies d’un filtre qui évitait le chevauchement des longueurs d’onde. Don McPherson, l’inventeur de la paire, ne cherchait au départ pas à créer des verres pour les daltoniens, mais des lunettes de protection pour les médecins en charge de chirurgies laser.

Lorsqu’un de ses amis, atteint de daltonisme, a essayé la paire par hasard, Don McPherson s’est alors rendu compte que son invention avait une sacrée valeur ajoutée. Ces ajustements optiques ouvrent la voie à de plus en plus de possibilités pour les malvoyant·e·s.

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Plus récemment, c’est le photographe indien Hizol Choudhury, qui s’est fait remarquer en parlant de son daltonisme et de son travail, pourtant rempli de couleurs. L’homme se plaît à immortaliser les moments de fêtes et de célébrations nationales, afin de mettre en images les couleurs de son pays.

Ses clichés dépendent cependant grandement de son équipe, qui l’aide à étalonner ses couleurs de façon à ce qu’elles collent à la réalité. Lui seul n’est pas en capacité de le faire, à cause de son daltonisme – il souffre de protanopie et ne voit pas la couleur rouge, précise PetaPixel.

Panasonic a collaboré avec le groupe indien Dentsu Aegis Network, afin de créer Panasonic G90, un appareil muni d’un viseur qui permettrait aux daltoniens de voir les couleurs. L’entreprise a lancé une campagne prônant le droit à la couleur pour tou·te·s (le #RightToColor), mettant en scène Hizol Choudhury s’émerveillant lorsqu’il découvre les couleurs derrière son appareil.

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L’annonce est de bon augure, mais ressemble tout de même pour le moment plus à un coup de publicité qu’à une véritable commercialisation du produit. Ce dernier trouverait pourtant sûrement plusieurs preneurs à travers le monde.

Par Lise Lanot, publié le 21/02/2020