© Laura Cros/Unsplash

Une intelligence artificielle photographie des animaux sauvages pour leur préservation

Grâce à des images du monde entier, le programme aide à protéger près de 4,5 millions d’animaux dans leur milieu naturel.

Et si la technologie et l’intelligence artificielle se mettaient au service de la préservation de la faune ? C’est l’idée de Wildlife Insights, lancé au mois de décembre par Google avec la WWF, la Wildlife Conservation Society et six autres organisations. À travers une immense banque collaborative d’images, le programme propose de veiller sur les animaux dans leur habitat naturel, afin de mieux agir pour leur préservation.

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Une intelligence artificielle pour identifier les animaux photographiés

Les internautes n’ont qu’à se rendre sur le site de Wildlife Insights pour observer des millions d’images capturées en temps quasi réel par des pièges photographiques. Installées dans le monde entier, ces caméras se déclenchent lorsqu’elles détectent un mouvement, et emmagasinent des milliers de photos quotidiennement. Autant de clichés libres d’accès qui sont analysés et stockés dans un cloud par l’algorithme d’identification de Google, capable de classer 3,6 millions de clichés par heure.

Un gain de temps précieux, puisqu’entre le tri des images et leur classement, un·e spécialiste ne saurait en analyser plus de 1 000 dans le même laps de temps. Entraîné à reconnaître 614 espèces, l’algorithme donnerait un résultat correct dans 80 % à 98,6 % des cas, selon la qualité de l’image et la quantité de données déjà accumulées sur l’animal photographié.

Les utilisateur·rice·s du site, scientifiques comme internautes, peuvent ainsi avoir accès à des millions de photos enregistrées par des caméras-pièges, mais aussi télécharger leurs propres images afin de les soumettre à l’analyse de l’intelligence artificielle. Faire converger autant de données vers cette plateforme collaborative devrait ainsi permettre de mener des études à grande échelle sur la santé et l’évolution des animaux sauvages, et d’œuvrer plus efficacement à leur préservation.

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Par Pauline Allione, publié le 03/02/2020

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