© Elias Chasiotis

Une photo d'un coucher de soleil mystique au Qatar a subjugué la Toile

Derrière ces images mystiques se cache une explication physique déjà observée par Jules Verne dans les années 1880.

Le 26 décembre dernier, l’image de l’horizon qatari prise par le photographe grec Elias Chasiotis immortalisait un phénomène surprenant qui laissait apparaître, au-dessus de l’océan, des "cornes de diable" rougeâtres.

Sur son compte Facebook, le passionné d’astronomie a publié ces images en précisant qu’il avait fait un détour par le Qatar fin décembre à l’occasion d’une éclipse solaire annuelle. Au petit matin, le ciel était très brumeux, ce qui a donné cet éclat particulier au Soleil, partiellement caché par la Lune.

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"Le cercle sombre qu’on voit en haut de ce Soleil rougi par l’atmosphère est la Lune. Mais la pointe foncée qui apparaît sous le Soleil, c’est également la Lune. Cela vient du fait que l’atmosphère de la Lune a connu une inversion de couches d’un air anormalement chaud, qui a agi comme une immense lentille, créant une deuxième image", détaille un scientifique de la Nasa sur le blog Astronomy Picture of the Day.

© Elias Chasiotis

Ce phénomène optique a été nommé "mirage en forme de vase étrusque" par Jules Verne dans son roman de 1882, Le Rayon vert, dans lequel il décrivait un phénomène similaire à celui observé par Elias Chasiotis : "[…] La déformation du disque, modifié par la réfraction, se fit peu à peu sentir ; il s’élargit au détriment de son diamètre vertical et rappela la forme d’un vase étrusque, aux flancs rebondis, dont le pied plongeait dans l’eau."

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Cette réfraction d’air froid à travers une couche atmosphérique n’est donc pas complètement inhabituelle et a été observée à plusieurs reprises par nos ancêtres. Le fait qu’Elias Chasiotis soit parvenu à immortaliser l’instant précis de ce mirage est admirable. L’image a d’autant plus subjugué les internautes que la forme, la couleur et le placement au-dessus de l’eau du mirage évoquent – de façon assez mystique – des cornes de diable.

© Elias Chasiotis

© Elias Chasiotis

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© Elias Chasiotis

© Elias Chasiotis

Par Lise Lanot, publié le 08/01/2020

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