Via WWF

WWF Finlande critiqué pour avoir retouché une image d'ours polaires sur la banquise

Jusqu'où peut-on aller à des fins marketing ? C'est la question qui a dû tarauder le bureau finlandais de WWF ces derniers jours.

Le bureau finlandais de l’association pour la protection de l’environnement WWF s’est attiré de nombreuses critiques cette semaine à cause d’une campagne de levée de fonds contre le changement climatique. L’image utilisée illustre le réchauffement planétaire et la fonte des glaces, fatale pour de nombreuses espèces, en montrant une ourse polaire et son petit peinant à tenir sur un bout de banquise au milieu de l’océan.

L’image originale, prise par le photographe Steven Kazlowski, n’avait cependant pas du tout le même fond : les deux ours blancs se tiennent "au milieu d’un paysage enneigé sans océan en vue", précise le site Yle. Les animaux ont été déplacés dans un autre décor afin de rendre la campagne plus marquante. Ces retouches ont valu au bureau finlandais une mauvaise publicité, notamment sur les réseaux sociaux.

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Via WWF.

Le journal finlandais Iltalehti s’est entretenu avec la directrice de la communication de l’organisation, Anne Brax, qui a nuancé une vision manichéenne de l’usage de la retouche d’images. Elle s’est excusée au nom de WWF pour le fait que des personnes aient pu croire que l’image était "une photo d’actualité authentique", mais elle a également souligné l’usage historique de la retouche et des "collages et compositions d’images" à des fins marketing : 

"Dans nos images de campagne, on a par exemple présenté des joueurs de hockey, des ours polaires et des phoques marbrés sur le même bloc de glace afin d’appeler à la préservation de nos hivers gelés et enneigés."

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Sur les versions digitales des images de la campagne, des mentions des retouches effectuées ont déjà été ajoutées. Si le but de telles manipulations est compréhensible, ces retouches – et le manque d’informations quant à ces dernières – apportent cependant de l’eau au moulin des climatosceptiques, qui voient dans cette affaire une preuve que le changement climatique n’est pas réel.

Par Lise Lanot, publié le 09/10/2019

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