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Cette artiste fusionne l’architecture avec le porno dans des collages surréels et voluptueux

Une photographe américaine imagine des correspondances inattendues entre l’architecture et le corps des femmes.

Giulia est une artiste de Brooklyn qui fusionne des photos sexy de femmes avec des images d’architecture tout aussi sensuelles. Le résultat est un mélange unique de pornographie, de géométrie et d’art. Ressentant depuis sa jeunesse une certaine honte à l’égard de ses formes, Giulia a créé ce projet pour valoriser les courbes des femmes dans leur globalité, comme on peut le faire avec les lignes d’une œuvre architecturale.

Attentive aux détails, cette artiste place des éléments de design de manière stratégique sur des photos de femmes. Elle parvient à suggérer beaucoup avec son travail, tout en contournant les censures d’Instagram concernant la nudité. Dans une interview pour Highsnobiety, elle raconte : "J’ai commencé à faire des collages pornographiques au hasard, en remplaçant les parties génitales par des images phalliques ou coniques, généralement de la nourriture."

Progressivement, elle a commencé à affûter son œil et à repérer tout ce qui pouvait évoquer le corps féminin dans la silhouette des bâtiments. Se reconnaissant à la fois dans le mouvement pro-sexe et dans celui en faveur de la liberté d’expression, Giulia déploie des trésors de créativité pour faire correspondre les clichés, afin de faire passer un message :

"C’est important de s’aimer soi-même, de se célébrer. Je sais qu’on n’arrête pas de nous ressortir cette phrase. Mais c’est la vérité. Nous faisons subir tellement de choses à notre corps au quotidien, mentalement et physiquement.

Soyez reconnaissants envers cette enveloppe qui vous permet de vous balader, de communiquer, d’exprimer ce qui fait de vous quelqu’un d’unique. Tant que vous êtes en bonne santé et que vous avez de bonnes habitudes, on emmerde les standards de beauté. Soyez juste vous-même."

De prime abord, la comparaison entre l’architecture et le corps féminin ne saute pas forcément aux yeux de tout le monde, mais le travail de Giulia nous encourage à les admirer autant l’un que l’autre tout en rappelant leur rôle et leur utilité.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par Kimberly B. Johnson, publié le 12/12/2017