Ces portraits dévoilent les récits intimes des coming out de personnes LGBTQ+

Des portraits touchants qui rappellent à quel point cette étape est universelle.

Pour sa nouvelle série Coming Out Stories, Alejandro Ibarra est parti de Los Angeles pour recueillir des récits de coming out de membres de la communauté LGBTQ+ aux quatre coins du monde. Il raconte avoir eu envie de lancer ce projet suite à une conversation avec un ami :

"Même si nos histoires étaient très différentes, on arrivait malgré tout à s’identifier. J’ai donc décidé d’interviewer des personnes LGBTQ venant des quatre coins du monde sur leur vécu de ce moment, je leur ai tiré le portait et leur ai demandé d'écrire à la main sur la photo l’essence de leur histoire."

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(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "Je n’avais pas prévu de faire mon coming out. Mais quand mon meilleur ami m’a embrassé, j’ai su que je voulais ressentir cette passion de nouveau."

Avec cette série, Alejandro Ibarra nous rappelle l’universalité de ce rite de passage, en mettant en lumière le lien qui unit tous ceux qui ont dû un jour accepter leur propre identité. Il raconte au Huffington Post :

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"Même si l’expérience de coming out de mon ami était très différente de la mienne, je me suis identifié à lui, à ses émotions et ses inquiétudes. C’était presque comme si elles m’étaient arrivées à moi. J’ai alors su que cela aurait le même effet sur la plupart des membres de la communauté. Quelle que soit notre identité, c’est une chose que nous avons tous en commun."

Ces moments de libération, de souffrance, de bonheur et de surprise sont tous représentés dans des portraits candides, porteurs d’une vérité fragile. Les propos des sujets qui ont posé pour le photographe offrent un éclairage intime sur la manière dont chacun peut présenter ce qu’il est, avec fierté.

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

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Traduction : "Quand vous dites aux gens que vous êtes asexuelle, ils ne vous croient pas. La plupart d’entre eux essayent de vous convaincre que c’est juste une phase, ou que vous n’avez pas encore rencontré la bonne personne. Ils ne comprennent tout simplement pas."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "À 17 ans, j’ai confié à mon professeur les craintes que j’avais de faire mon coming out auprès de ma mère. Cela m’a valu d’être insultée, de me voir imposée des cours de catéchisme, et finalement, d’être expulsée de mon école."

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(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "J’ai grandi dans les années 1960, le coming out n’existait pas. On restait dans le placard."

(Photo: Alejandro Ibarra)

(© Alejandro Ibarra)

Traduction : "J’avais tellement peur que je n’arrivais pas à parler quand j’ai fait mon coming out pour la première fois. Alors j’ai envoyé un mail à la mère de mon meilleur ami, je savais qu’elle me soutiendrait."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "Après avoir fait mon coming out, ma mère m’a emmené à la réunion d’une association LGBTQ+. Nous étions une trentaine dans la pièce, on a tous dit nos noms et ce à quoi on s’identifiait. C’était à la fois terrifiant et libérateur."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "Certaines personnes savaient et d’autres pas. Je voulais juste qu’ils m’aiment pour ce que je suis."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "Ce n’est pas moi qui l’ai dit aux gens, ce sont eux qui me l’ont dit."

(Photo: Alejandro Ibarra)

(© Alejandro Ibarra)

Traduction : "Je me suis senti rejeté par mes propres parents, mais je me souviens que ma tante Natalie m’a rassuré."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "J’ai mis du Lady Gaga en fond sonore pour me donner du courage."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "La première personne à qui je l’ai dit était mon amie la plus chère et elle m’a tourné le dos."

(Photo: Alejandro Ibarra)

(© Alejandro Ibarra)

Traduction : "La dernière nuit que j’ai passée chez mes parents, ma mère m’a donné un cadeau de départ : un guide de voyage gay."

(Photo: Alejandro Ibarra)

(© Alejandro Ibarra)

Traduction : "Ma grand-mère m’a offert tout son argent pour que je me fasse ‘aider’. Je lui ai dit de garder son argent. Je ne suis pas cassé. Je n’ai pas besoin d’être réparé."

(Photo: Alejandro Ibarra)

(© Alejandro Ibarra)

Traduction : "La première question de mes parents a été : 'Et nos petits-enfants roux ?'"

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "Un matin, ma mère m’a entendu jouer 'Réflexion', de Mulan, au piano. Quand j’ai fini, elle a commencé à pleurer et m’a dit : 'Tu sais que je t’aime, peu importe si tu préfères les filles ou les garçons, n’est-ce pas ?'"

(Photo: Alejandro Ibarra)

(© Alejandro Ibarra)

Traduction : "Deux semaines après mon coming out, mon père m’a arrangé un rendez-vous avec ma première petite amie."

(Photo: Alejandro Ibarra)

(© Alejandro Ibarra)

Traduction : "Mon frère a révélé mon homosexualité à ma famille après avoir fouillé dans mon téléphone et découverts les textos que j’échangeais avec mon ‘meilleur ami’."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "En rigolant, ma mère m’a demandé si j’aimais les filles. J’ai répondu non."

(Photo: Alejandro Ibarra)

© Alejandro Ibarra

Traduction : "Je n’ai jamais officiellement fait mon coming out. J’ai toujours été juste moi-même."

Vous pouvez suivre Alejandro Ibarra sur son compte Instagram.

Traduit de l’anglais par Sophie Janinet

Par Kimberly B. Johnson, publié le 14/08/2017

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