Cinq expositions photo immanquables aux Rencontres d'Arles 2016

Du 4 juillet au 25 septembre, Arles héberge une fois encore son célèbre festival de photographie. Parmi la large proposition d'expositions, on en a sélectionné cinq à n'absolument pas rater.

Depuis 1970, Arles devient quelques mois durant le centre névralgique du monde de la photographie avec son festival. Cette nouvelle édition, qui se déroule du 4 juillet au 25 septembre, devrait combler une fois encore les aficionados du huitième art.

Au milieu du conséquent catalogue d'expositions, Konbini en a sélectionné cinq immanquables.

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Western Camarguais

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Johnny sur le tournage de "D'où viens-tu Johnny" (1963). Photographie de Claude Schwartz. Avec l’aimable autorisation de l’association Claude Schwartz photographe.

Johnny sur le tournage de D'où viens-tu Johnny (1963). Photographie de Claude Schwartz. Avec l’aimable autorisation de l’association Claude Schwartz photographe.

Alors que le cinéma était encore balbutiant, la Camargue abritait pas mal de tournages de westerns, les premiers d'Europe même – qui s'exportaient plutôt bien outre-atlantique par ailleurs. C'est sous l'impulsion du manadier Folco de Baroncelli, après avoir assisté à un spectacle de Buffalo Bill, qu'est né ce qu'on appelle parfois le western-camembert.

L'exposition retrace avec des photos, affiches et même extraits de films ces quelques années où le delta du Rhône était la capitale du cinéma européen.

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Swinging Bamako

Malick Sidibé, Regardez-Moi !, 1962. Avec L’aimable autorisation de l’artiste et de la Galerie Magnin-A, Paris.

Malick Sidibé, Regardez-Moi !, 1962. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galerie Magnin-A, Paris.

L'un des plus grands États d'Afrique subsaharienne, le Mali, a une longue histoire d'amour avec la musique. Depuis son indépendance en 1960, le pays a produit une bonne partie des meilleurs musiciens africains, dont Les Maravillas de Mali. La bande d'étudiants a été envoyée à Cuba en 1964, un an avant de décider de s'unir et devenir ledit groupe – l'un des plus connus de la région.

L'exposition Swinging Bamako revient sur cette période clé des Merveilles du Mali à travers de superbes clichés, de La Havane à Bamako.

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Sara Galbiati, Peter Helles Eriksen & Tobias Selnæs Markussen - Phenomena, réalité extraterrestre

Agent 0051. Avec l’aimable autorisation des artistes.

Agent 0051. Avec l’aimable autorisation des artistes.

La légende entourant Roswell est maintenue depuis des années maintenant. Et si derrière le fantasme du petit bonhomme vert se cachaient bien d'autres choses, à savoir un besoin de réfuter la possibilité que l'on soit seul dans l'univers ou une histoire ne servant qu'un intérêt commercial ?

Trois jeunes et talentueux photographes danois sont partis dans l'Ouest Américain à la recherche d'une réponse à travers la population autour de Roswell. De ce voyage ressort une géniale série photo, où se mélangent croyance, désert et aliens (ou presque).

PJ Harvey & Seamus Murphy

Les Mains d’un homme ayant été exécuté à Bernjake/Brnjaka, entre Fortese/BelaCrkva et Rahovec/Orahovac, en juin 1999. Avec l'aimable autorisation de l'artiste.

Les Mains d’un homme ayant été exécuté à Bernjake/Brnjaka, entre Fortese/BelaCrkva et Rahovec/Orahovac, en juin 1999. Avec l'aimable autorisation de l'artiste.

On ne présente plus la célèbre rockeuse britannique, qui vient de sortir un nouvel album brillant et a produit un des meilleurs lives du festival parisien We Love Green il y a quelques jours. Peu savent en revanche qu'entre 2011 et 2014, juste après la sortie de Let England Shake, l'artiste s'est associée avec le photographe Seamus Murphy pour un projet ambitieux les embarquant au Kosovo, en Afghanistan et à Washington D.C.

Centrés autour de la notion de paix et de guerre tout en dépassant ce cadre, les clichés de l'Anglais sont accompagnés de poèmes de PJ Harvey.

Hara-Kiri Photo

L’Équipe d’Hara Kiri a testé le Concorde, Hara Kiri, 1983. Photographe : Jacques Chenard dit Chenz. Avec l’aimable autorisation de la collection Marc Bruckert & Thomas Mailaender.

L’Équipe d’Hara Kiri a testé le Concorde, Hara Kiri, 1983. Photographe : Jacques Chenard dit Chenz. Avec l’aimable autorisation de la collection Marc Bruckert & Thomas Mailaender.

Avant Charlie Hebdo, il y avait Hara-Kiri. Derrière le même ton grinçant, les articles engagés et les caricatures propres au magazine, la photographie avait une place bien particulière.

30 ans après la fin de l'aventure, une exposition retracera les partis pris des clichés surréalistes entrepris par ce journal, dont on retient bien trop souvient que l'aspect "bête et méchant".

Par Arthur Cios, publié le 11/06/2016

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