Par Lisa Miquet

À travers les décennies, Harold Feinstein a documenté le quotidien des New-Yorkais avec élégance et virtuosité.

© Harold Feinstein/galerie Thierry Bigaignon

Alors qu’il était déjà mis à l’honneur l’année dernière dans une exposition sur son contagieux optimisme, le travail du photographe américain Harold Feinstein investit à nouveau la galerie parisienne Thierry Bigaignon, avec cette fois-ci des images prises entre les années 1960 et 1980.

Maître du noir et blanc et de la composition, l’artiste a très vite été reconnu de son vivant. Il était le plus jeune photographe de la Photo League – groupement de photographes amateurs et professionnels réuni à New York — et ses photos sont entrées dans la collection permanente du MoMA alors qu’il était à peine âgé de 19 ans. De quoi en faire rougir plus d’un.

Faisant de grandes choses à partir de petits riens, Harold Feinstein s’est surtout inspiré de la rue pour nourrir son travail. De Coney Island où il est né en 1931 aux boulevards de Manhattan, il magnifie le quotidien et témoigne par la même occasion d’une Amérique en pleine effervescence. On y découvre alors la fumée des cafés encore chauds, les vitrines des commerces ou encore des laveurs de carreaux. Harold Feinstein décrivait d’ailleurs lui-même ces images comme "un petit échantillon de [son] voyage photographique témoignant de la beauté et du mystère de cette vie humaine".

Suite à la disparition de l’artiste en 2015, la galerie Thierry Bigaignon a décidé de faire (re)découvrir son travail en exposant cette année encore une vingtaine de photographies. Des images chaleureuses et réconfortantes par leur beauté, à découvrir jusqu’au 31 août 2018.

© Harold Feinstein/galerie Thierry Bigaignon

© Harold Feinstein/galerie Thierry Bigaignon

© Harold Feinstein/galerie Thierry Bigaignon

© Harold Feinstein/galerie Thierry Bigaignon

"Gracieusement vôtre – Harold Feinstein", jusqu’au 31 août 2018 à la galerie Thierry Bigaignon à Paris.