HLUHLUWE UMFOLOZI GAME RESERVE, KWAZULU NATAL, SOUTH AFRICA, 17 MAY 2016: A Black Rhino Bull is seen dead, poached for its horns less than 24 hours earlier at Hluhluwe Umfolozi Game Reserve, South Africa. It is suspected that the killers came from a local community approximately 5 kilometers away, entering the park illegally, shooting the rhino at a water hole with a high-powered, silenced hunting rifle. An autopsy and postmortem carried out by members of the KZN Ezemvelo later revealed that the large calibre bullet went straight through this rhino, causing massive tissue damage. It was noted that he did not die immediately but ran a short distance, fell to his knees and a coup de grace shot was administered to the head from close range. Black Rhino are the most endangered rhino, HluHluwe Umfolozi is one of the last repositories for these animals, with less than 3000 left in the wild today. (Photo by Brent Stirton/Getty Images Reportage for National Geographic Magazine.)

L’image d’un rhinocéros tué par des braconniers remporte le prix Wildlife Photographer of the Year 2017

Depuis plus de cinquante ans, en Angleterre, le Muséum d’histoire naturelle organise le prix Wildlife Photographer of the Year, qui récompense les photographes qui ont su le mieux mettre en images la vie sauvage.

Réserve de Hluhluwe Umfolozi, Afrique du Sud, 17 mai 2016. Un rhinocéros noir est mort, massacré pour ses cornes moins de 24 heures plus tôt au sein de la réserve de Hluhluwe Umfolozi, en Afrique du Sud. (© Brent Stirton/Reportage Getty Images pour le magazine National Geographic)

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Chaque année, et ce depuis un demi-siècle, le Muséum d’histoire naturelle britannique célèbre la richesse et la diversité de notre planète en primant les photographes qui ont su l’immortaliser. Si l’année dernière le jury avait été conquis par la surprenante image d’un orang-outan en haut d’un arbre, cette année, c’est une image beaucoup plus violente qui a retenu l’attention du jury.

À la limite du supportable, la photo montre un rhinocéros noir de la réserve d’Hluhluwe-Umfolozi, en Afrique du Sud, massacré par des braconniers pour récupérer sa corne. L'animal a été tué à l’aide d’un fusil de chasse, au sein même d’un lieu protégé. Les braconniers présumés vivraient à 5 km des lieux et seraient venus illégalement dans le parc pour chasser le mammifère. Sanguinolent et la chair à vif, le rhinocéros apparaissant sur la photo nous met face à une réalité choquante : il ne reste plus que 3 000 animaux de cette espèce aujourd’hui.

Ce cliché marquant pris par Brent Stirton s’intègre dans un projet global puisque le photographe travaille depuis plus de cinq ans sur la question du massacre des rhinocéros en Afrique. L’image a été primée le 17 octobre dernier ; Michael Dixon, directeur du Muséum d’histoire naturelle, explique l’importance de donner de la visibilité à cette photo :

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"L’image de Brent souligne le besoin urgent de protéger notre planète et les espèces avec lesquelles nous la partageons. Le rhinocéros noir fait écho de manière sombre à l’histoire de 'Hope' notre baleine bleue. Comme le rhinocéros noir en danger critique, les baleines bleues étaient autrefois chassées et au bord de l’extinction, mais l’humanité a agi à l’échelle mondiale pour les protéger. Cette image choquante d’un animal massacré pour ses cornes est un appel à l’action pour que nous agissions tous."

Utiliser le pouvoir de l’image pour éveiller les consciences est donc le pari du prix Wildlife Photographer of the Year pour cette édition. Un tournant encore plus engagé, pour une compétition qui milite déjà pour le respect de l’environnement.

Pour voir encore plus d’images du prix, rendez-vous sur le site du Wildlife Photographer of the Year 2017.

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Par Lisa Miquet, publié le 19/10/2017

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