La New African Photography expose les nouveaux visages de la photographie africaine

Une galerie new-yorkaise met à l'honneur neuf artistes contemporains africains qui rendent hommage à leur continent en images.

Ombres mouvantes II. (© Girma Birta)

Ombres mouvantes II. (© Girma Berta)

Le Red Hook Labs (un groupe visant à constituer des communautés créatives et des entreprises autonomes dans des régions en développement) et Nataal (une marque média dédiée à la culture et à la société africaine contemporaine) collaborent de nouveau pour la deuxième édition de la New African Photography.

Publicité

Proposée à New York du 4 au 14 mai 2017, cette exposition présente neuf artistes dont "le travail est en lien avec l'Afrique d'aujourd'hui". L'exposition a pour ambition de capter le spectateur en racontant les récits actuels du continent africain : de la photographie documentaire à la photo de mode, en passant par l'art du portrait, sans oublier des projets vidéo ainsi que des performances.

Ce sont ces nouveaux visages de la photographie africaine qui sont mis à l'honneur par cette double curation menée par Nataal et Red Hook Labs, à l'exemple de Girma Berta, Kadara Enyeasi, Cyndia Harvey, Nadine Ijewere, Mimi Cherono Ng’ok, Nobukho Nqaba, Wura-Natasha Ogunji, William Ukoh et Kyle Weeks. En soutenant cette génération d'artistes, l'exposition vise à montrer la diversité et la richesse de la scène culturelle et visuelle du continent.

Un hommage à Malick Sidibé à travers une expo solo

Nuit de Noël au Happy Club, 1963. (© Malick Sidibe)

Nuit de Noël au Happy Club, 1963. (© Malick Sidibé)

Publicité

Dans le même temps, une exposition solo (jusqu'au 7 mai) était dédiée au travail du photographe malien Malick Sidibé. Célébré pour ses images en noir et blanc "chroniquant les vies et la culture de la capitale malienne au lendemain de l'indépendance du pays", le photographe est décédé en avril 2016. Il laisse à la postérité des images marquantes et personnelles d'une culture riche.

C'est en 1956 que Malick Sidibé commence la photographie, après avoir travaillé comme apprenti pour le propriétaire d'un studio photo, Gérard Guillat (aussi connu sous le nom de "Gégé la Pellicule", précise l'équipe de Nataal). Il ouvre ensuite le Studio Malick au centre de Bamako et se met à fréquenter les soirées de la capitale. Seul photographe à immortaliser ces événements hauts en couleur de la jeunesse malienne, Sidibé se fait rapidement un nom, à l'échelle nationale puis internationale.

La confrontation entre l’œil si particulier de Malick Sidibé sur le Mali de la seconde moitié du XXe siècle et la nouvelle vague d'artistes visuels contemporains est enrichissante. Elle permet de mettre en regard le terreau culturel de différents pays africains et d'éclairer, à travers des œuvres diverses, une partie de son évolution.

Publicité

Amis des Espagnols, 1968. (© Malick Sidibe)

Amis des Espagnols, 1968. (© Malick Sidibé)

Boxeurs aux poings levés avec bandages, 1966. (© Malick Sidibe)

Boxeur (poings levés avec bandages), 1966. (© Malick Sidibé)

Regardez-moi, 1962. (© Malick Sidibe)

Regardez-moi, 1962. (© Malick Sidibé)

Publicité

Quelques artistes de la New African Photography en images

  • Kyle Weeks

Bien qu'actuellement basé au Cap, en Afrique du Sud, Kyle Weeks place fréquemment sa Namibie natale au centre de son travail. Ses images au milieu de la luxuriante végétation d'une province namibienne lui ont valu un prix décerné par l'agence Magnum.

Mevetwapi Joya Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

Mevetwapi Joya, Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

Uriuvim Kapika, Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

Uriuvim Kapika, Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

Wakarera Tjondu, Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

Wakarera Tjondu, Kunene, Namibie, 2015. (© Kyle Weeks)

  • Mimi Cherono Ng’ok

Basée à Nairobi, Mimi Cherono Ng’ok traite de notions telles que "le foyer, le déplacement, la perte et l'identité" dans ses images abstraites et baignées de poésie.

Sans titre, 2014. (© Mimi Cherono Ngok)

Sans titre, 2014. (© Mimi Cherono Ng'ok)

Sans titre, 2014. (© Mimi Cherono Ngok)

Sans titre, 2014. (© Mimi Cherono Ng'ok)

Sans titre, 2014. (© Mimi Cherono Ngok)

Sans titre, 2014. (© Mimi Cherono Ng'ok)

  • Nadine Ijewere

Les études de mode qu'a suivies Nadine Ijewere, ainsi que son héritage jamaïco-nigérian, ont aidé la photographe à explorer dans ses œuvres les thèmes de la beauté, de la diversité et de la représentation. La série qu'elle propose ce mois-ci a été réalisée spécialement pour l'occasion, avec l'aide du styliste IB Kamara.

Le halo floral de Joseph, 2017. (© Nadine Ijwere)

Le Halo floral de Joseph, 2017. (© Nadine Ijewere)

Olasunkanmi Bumblebee, 2017. (© Nadine Ijwere)

Olasunkanmi Bumblebee, 2017. (© Nadine Ijewere)

Victoria Pearl, 2017. (© Nadine Ijwere)

Victoria Pearl, 2017. (© Nadine Ijewere)

Portrait à la veste verte, 2017. (© Nadine Ijwere)

Portrait à la veste verte, 2017. (© Nadine Ijewere)

  • Nobukho Nqaba

Les autoportraits de Nobukho Nqaba interrogent les concepts de migration, de famille et de fragilité du foyer. En plus de se représenter physiquement, l'artiste sud-africaine imprime sur la pellicule ses douleurs et son combat, à la manière de sa dernière série, l'ayant aidée à faire le deuil de la mort de son père.

Undibizela Kuwe I Conjure, 2016. (© Nobukho Nqaba)

Undibizela Kuwe I Conjure, 2016. (© Nobukho Nqaba)

Zola II Taming, 2016. (© Nobukho Nqaba)

Zola II Taming, 2016. (© Nobukho Nqaba)

  • William Ukoh

Basé à Toronto mais originaire du Nigeria, William Ukoh s'intéresse à la mode, aux portraits et à la photographie documentaire. Ses collages numériques surréalistes abordent des sujets tels que "l'appropriation culturelle ou l'esprit entrepreneurial des artisans du Lagos".

Ascension, 2016. (© William Ukoh)

Ascension, 2016. (© William Ukoh)

Flykay, 2016. (© William Ukoh)

Flykay, 2016. (© William Ukoh)

Proserpina, 2016. (© William Ukoh)

Proserpina, 2016. (© William Ukoh)

  • Wura-Natasha Ogunji

Wura-Natasha Ogunji navigue entre les États-Unis et le Nigeria. Après des études aux universités de Stanford et de San José, l'artiste a exploré les problématiques concernant "les femmes dans l'espace public" dans des vidéos, dessins et performances artistiques.

Performance : Si je t'aimais, 2016. (© Wura Natasha Ogunji)

Performance : Si je t'aimais, 2016. (© Wura-Natasha Ogunji)

Performance : Si je t'aimais, 2016. (© Wura Natasha Ogunji)

Performance : Si je t'aimais, 2016. (© Wura-Natasha Ogunji)

Performance : Si je t'aimais, 2016. (© Wura Natasha Ogunji)

Performance : Si je t'aimais, 2016. (© Wura-Natasha Ogunji)

  • Girma Berta

D'origine éthiopienne, Girma Berta est un photographe autodidacte qui immortalise les rues d'Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie. Sa série des Ombres Mouvantes (Moving Shadows en VO) fait apparaître des silhouettes sur des fonds colorés et uniformes pour immortaliser "le beau, le laid et tout ce qui se trouve dans l'entre-deux".

Ombres mouvantes II, 2017. (© Girma Berta)

Ombres mouvantes II, 2017. (© Girma Berta)

Ombres mouvantes II, 2017. (© Girma Berta)

Ombres mouvantes II, 2017. (© Girma Berta)

  • Kadara Enyeasi

Kadara Enyeasi a étudié l'architecture avant de se tourner vers la création d'images, "qui passent par la mode, l'art et le portrait" et jouent avec les formes, les contrastes et la matière.

Tête, 2014. (© Kadara Enyeasi)

Tête, 2014. (© Kadara Enyeasi)

L'homme qui était tombé sur la terre, 2014. (© Kadara Enyeasi)

L'homme qui était tombé sur la Terre, 2014. (© Kadara Enyeasi)

La New African Photography II a lieu jusqu'au 14 mai 2017 dans la galerie du Red Hook Labs.

Par Lise Lanot, publié le 10/05/2017

Copié

Pour vous :