Ces photographes qui ont marqué l'histoire du clip

En vidéo cette fois-ci, on a décidé de revenir sur ces grands photographes qui manient la caméra aussi bien que l'appareil photo.

© David LaChapelle.

© David LaChapelle.

Popularisé dans les années 1980 par MTV, le vidéoclip fait aujourd’hui figure d’œuvre d’art à part entière. Si cette discipline est l'apanage de réalisateurs comme Spike Jonze ou encore Michel Gondry, beaucoup de photographes de renom s'y sont essayés. Certains ont particulièrement marqué l’histoire du clip comme Anton Corbijn, David LaChapelle, Jean-Baptiste Mondino et Stéphane Sednaoui. Rétrospective en son et en images.

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Jean-Baptiste Mondino

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Jean-Baptiste Mondino fait figure de pionnier dans l’histoire du vidéoclip. Après avoir réalisé les pochettes de nombreux albums, il signe ses deux premiers clips en 1981 pour Alain Chamfort ("Paradis") et Sheila ("Little Darlin"). S’il débute avec des œuvres en couleurs, il acquiert une renommée internationale avec sa première création en noir et blanc : "Cargo" d’Axel Bauer. On y voit des marins musclés donner des coups de manivelle dans la vapeur d’une salle des machines. Hot.

Cette esthétique érotique en noir et blanc devient sa signature pendant la majeure partie des années 1980 et 1990. Il réalise "Un autre monde" de Téléphone (1984), "The Boys of Summer" de Don Henley (1985) et "Russians" de Sting (1985) dans cette vibe. Et aussi l’un des clips les plus sexy de Vanessa Paradis : "Tandem", en 1990, qui devient une référence en la matière. Il aime aussi beaucoup les mises en abyme où les groupes chantent dans une télé, comme dans le clip "C’est comme ça" des Rita Mitsouko.

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Anton Corbijn

Le photographe néerlandais Anton Corbijn imprime son style rock’n’roll dans l’univers du clip des années 1980, 1990 et 2000. Il travaille pour toutes les stars de la scène cold wave, punk, grunge, métal, rock. De Depeche Mode à Metallica en passant par Johnny Cash et Nirvana. Fils d’un pasteur calviniste, il retrace son obsession religieuse en plaçant des croix, des motifs bibliques et des moines dans presque tous ses clips. Comme dans "Atmosphere" de Joy Division (1988) où il met en scène toute une procession.

Témoin privilégié d'une époque, il tourne pour Nirvana le clip de "Heart-Shaped Box" (1993), quelques mois avant la mort de Kurt Cobain. Il monte aussi des images de Ian Curtis post-mortem plusieurs mois après son suicide.

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Stéphane Sednaoui

Avec le travail de Stéphane Sednaoui, on est plus dans la montée de LSD. Le photographe affectionne les motifs kaléidoscopiques, les dédoublements, les effets de miroir, comme dans "Give It Away" des Red Hot Chili Peppers (1991) ou encore "Fever" de Madonna (1993). On lui doit aussi le clip culte d'"Ironic” (1996) où Alanis Morissette pète un cable dans sa voiture avec plusieurs clones. Le clip du "Nouveau Western" de MC Solaar restera lui aussi dans la légende.

David LaChapelle

Le pop art s’immisce dans le clip à travers les réalisations de David LaChapelle. Le photographe américain mêle une iconographie religieuse à des scènes érotiques, le tout dans un déluge de paillettes et de couleurs saturées. Résolument kitsch, David LaChapelle revisite la figure de la Vierge, de Jésus (avec le rappeur Kanye West) ou encore la Vénus de Botticelli.

Il s’attaque aussi aux icônes modernes lorsqu’il déguise Robbie Williams en Elvis pour "Advertising Space" (2005), Justin Timberlake en Elton John dans "This Train Don't Stop There" (2001) ou encore Leonardo DiCaprio en Marlon Brando. Les orgies sont aussi un thème de prédilection de David LaChapelle. On en voit notamment dans "Good stuff" de Kelis (1999) ou "Goodbye Yellow Brick Road" d’Elton John.

Cet article a été initialement diffusé sur notre Snapchat Discover.

Par Daxia Rojas, publié le 25/11/2016

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