Le drone est-il le selfie stick du futur ?

La société Hover a présenté en fin d'année son nouveau produit, un drone qui suit son utilisateur pour prendre des photos de façon quasi automatique.

De la taille d'une liseuse numérique, le drone Hover est doté d'un système de reconnaissance faciale et corporelle, lui permettant de suivre facilement son utilisateur, même en mouvement. Le site de Hover Camera précise que le produit, avec son poids plume de 242 grammes, n'est pas soumis aux lois de certains États américains, qui exigent que tous les drones pesant entre 250 grammes et 25 kilos soient enregistrés.

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Le produit de Hover se présente comme une alternative au selfie stick, avec les avantages du drone. Planant dans les airs, il observe et enregistre en continu une scène et vous n'avez pas forcément à vous soucier de lui, il vous suivra toujours. En mode automatique, il choisit lui-même les instants et les personnes à capturer. Que le sujet soit figé ou en pleine course, le drone Hover enregistre les faits et gestes de celui qui l'a programmé.

Mais le drone est tout de même à la merci des commandes de son propriétaire, qui le contrôle depuis son smartphone et peut l'attraper en plein vol (contrairement au drone traditionnel) puisqu'il est composé de fibre de carbone, ce qui le rend très léger.

Si on a tous regretté au moins une fois de ne pas avoir d'appareil sous la main pour capter un souvenir à conserver, un futur peuplé de drones planant au-dessus de nos têtes telles les ampoules vertes des Sims est-il plus enviable ? À terme, avons-nous vraiment envie de suivre des résumés de la journée de nos 596 amis Facebook partagés sur les réseaux ?

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À 599 dollars (environ 560 euros) le drone, l'usage ne risque pas de se démocratiser tout de suite. De plus, un produit similaire, le drone Lily, qui avait été lancé en 2015 et avait récolté des dizaines de millions d'euros en pré-vente, a fait faillite, annonce le site de L'Express. Après de multiples ajournements de livraisons, les fondateurs ont fini par tout bonnement annuler les livraisons et la commercialisation du produit. L'article précise même qu'un "juge californien les attaque pour publicité mensongère". Reste à savoir si le drone de Hover tiendra ses promesses.

Par Lise Lanot, publié le 31/01/2017

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