De Soweto à Sowebo avec Martha Cooper

Célèbre pour la documentation et la lumière qu'elle a offert au mouvement graffiti, Martha Cooper propose une série de clichés à contraste avec Soweto / Sowebo. 

Martha Cooper

Des murs de New York aux faubourgs de Soweto en passant par la tristement célèbre banlieue ouest de Baltimore surnommée Sowebo, l'itinéraire journalistique de Martha Cooper semble presque exclusivement consacré à étudier les marges, les limites de la société, ces à-côtés qui brillent par leur absence dans les médias généralistes.

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Du Subway Art à Sowebo

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Le tout pour changer la donne, apporter la lumière là où elle semble faire défaut. Et à cet égard, la native de Baltimore  a déjà réussi son coup par une fois et magistralement. En 1984 co-auteure du Subway Art avec Henry Chalfant, elle ouvrait (on peut le penser) l'ère d'un mouvement culturel balbutiant dont les répercussions et les créations se donnent à présent à voir des salles de concert jusqu'aux murs décrépis.

Cette fois-ci, dans le cadre du projet I Art Joburg avec la marque adidas, c'est à l'habitat et aux conditions de vie rudes du Township de Soweto (que l'on connait aussi par la visite des joueurs de l'équipe de France en 2010 à l'occasion de la coupe du Monde en Afrique du Sud) qu'elle s'attaque. Plutôt que de traiter exclusivement ce sujet de manière "choc", c'est à une comparaison que la photographe s'est attelée. Entre Soweto et la banlieue de sa ville natale, Sowebo.

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Comparaison à propos

C'est une histoire à coïncidence. Travaillant depuis 2006 à une série sur le quartier défavorisé de Baltimore Sowebo, la photographe a eu la chance en septembre de se rendre à Johannesburg grâce à la marque aux trois bandes. En résulte une rencontre avec l'univers de la cité de plus d'1 million 700.000 habitants, ses faubourgs et ses autochtones. À travers une comparaison entre les deux quartiers, outre la volonté de documenter deux environnements urbains et sociaux bien différents, c'est de prime abord l'envie de prouver l'universalité de la pauvreté qui émerge. Avec sobriété et à propos.

Mais loin de tout misérabilisme, la photographe en dit plus sur ses intentions. Né de similarités qu'elle a constatées entre ces deux quartiers (son importance pour le mouvement noir notamment), par la série Soweto / Sowebo, c'est la vitalité de ces quartiers qu'elle désire mettre en exergue. Les rassemblements, les interactions, là où le poids de la vie semble être accablant.

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À noter que la plateforme I Art Joburg fourmille de projets artistiques de qualité, toujours en rapport avec la culture locale (on pense notamment à Remed)

Martha Cooper - Soweto / Sowebo

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Par Tomas Statius, publié le 16/04/2013

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