En images : l'Éthiopie ensorcelée de Tomer Ifrah

En partant chercher des images du quotidien en Éthiopie, Tomer Ifrah a en fait saisi un peu de magie dans chacun de ses clichés.

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

Tomer Ifrah nous a quittés sur le quai d'un métro moscovite, mais on était loin de se douter que les rails du réseau de la capitale russe l'emmèneraient si loin. Terminus : Addis Abeba, Éthiopie. Là, notre jeune photographe (découvrez son site par ici) n'a pas perdu ses habitudes. 30 degrés Celsius plus tard, il abandonne la couleur pâle des néons souterrains de Moscou pour aborder l'aridité éthiopienne, en noir et blanc.

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La promesse du photographe cherchant à capturer les petits instants du quotidien tourne finalement au voyage initiatique, commencé parmi les hommes et terminé dans l'immensité de l'animisme. Au travers des maisons faites de bric et de broc, des costumes traditionnels, des processions ancestrales et des paysages pelés noyés dans la fumée, Tomer Ifrah capte toujours un regard, une perspective, un rayon de lumière lacérant l'obscurité.

Sous le joug de son objectif, l'Éthiopie se fait royaume ancien, pays magique, terre d'envoûtement et de mystères. Il va sans dire que le contraste est saisissant avec le faste et la richesse des paysages de notre bonne vieille Europe. Pour Konbini, il dévoile en exclusivité ses clichés et raconte ses deux voyages là-bas.

(Crédits image : Tomer Ifrah)

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Konbini | Pourquoi es-tu parti en Éthiopie ?

Tomer Ifrah | La décision de partir là-bas pour la première fois m'est venue de nombreuses choses qu'on m'a racontées à propos du pays. Des tas de sources différentes m'ont parlé de l'inspiration qu'ils ont ressenti pour des travaux photos, m'ont raconté leurs expériences là-bas, ont publié des articles, etc. Ma curiosité pour de nouvelles perspectives me vient surtout de mon amour pour la photographie, alors il a fallu que j'aille vérifier par moi-même.

(Crédits image : Tomer Ifrah)

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K | Qu'est-ce que tu as ressenti une fois sur place ?

Je me rappelle de mon premier trajet en voiture à ma sortie de l'aéroport. Il faisait froid, c'était très tôt le matin. Pour m'emmener à l'hôtel, le taxi est passé par des quartiers très pauvres. Ce qui m'a marqué, c'est la fumée qui sortait de partout, tout le monde faisait du feu soit pour cuisiner, soit pour se tenir au chaud.

Arrivé à l'hôtel, je pouvais toujours voir ces quartiers depuis la fenêtre de ma chambre. C'était une vue très trompeuse parce qu'avec toute la fumée, les arbres et le lever de soleil avaient une couleur magnifique. Sauf qu'en étant passé par là quelques minutes avant, je savais en fait combien la souffrance y régnait. C'est triste à réaliser, mais c'est un symbole qui représente beaucoup mon idée de l'Éthiopie.

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(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

K | Qu'est-ce que tu cherchais à photographier ?

L'un des trucs qui m'intéressent le plus en photo, c'est de documenter la simplicité des moments de vie quotidienne. Cela peut se concentrer sur un endroit particulier, mais ça peut aussi être beaucoup plus large que ça. Mon intention est de découvrir des instants signifiants venant des choses simples du quotidien, puis d'en faire des photos qui raconteront davantage sur ces gens ou ces endroits devant lesquels on passe chaque jour.

Les photos de ce projet en Éthiopie documentent la vie dans différentes zones du pays. Depuis les anciennes églises dans le nord, en passant par les villages des zones rurales et pour finir dans les domaines tribaux du sud.

(Crédits image : Tomer Ifrah)

(Crédits image : Tomer Ifrah)

K | Alors que tu photographiais en couleur pour ta série dans le métro de Moscou, pourquoi avoir choisi de travailler en noir et blanc pour ce projet ?

J'ai accompli cette série photo sur deux voyages en Éthiopie. Lors de ma première visite, j'ai photographié à la fois en couleur et en noir et blanc. Mais en développant les films chez moi, il m'apparaissait clairement que le noir et blanc était plus puissant. C'est aussi simple que ça.

(Crédits image : Tomer Ifrah)

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Qu’il explore ses racines intérieures en pleine quête spirituelle en Ethiopie ou pas, Tomer Ifrah se retrouve partout ailleurs sur le web :

 

Par Théo Chapuis, publié le 17/04/2015

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