La NASA dévoile de fascinantes photos du cosmos

Grâce au progrès de ses appareils photo cosmiques, la NASA montre des images encore plus précises de galaxies et de nébuleuses lointaines.

Connaissez-vous M2-9 ? Sous ce patronyme dérisoire se cache Minkowski 2-9, ou encore la nébuleuse du Papillon, nébuleuse planétaire bipolaire qu'on peut croiser dans la constellation du Serpentaire. Photographié par Hubble en 1997, le corps céleste mourant situé à 2 100 années-lumière de notre toute petite Terre s'offrait déjà à la vue de tous.

(Creative Commons)

(Creative Commons)

Publicité

Quelque 18 ans plus tard, la nébuleuse du papillon n'avait encore jamais aussi bien porté son nom : grâce aux progrès effectués dans le domaine de la photographie spatiale, la NASA a installé en 2009 un tout nouvel objectif bien plus performant pour capturer des instantanés dans l'immensité du cosmos. Ce dernier, baptisé WFC3 (pour "Wide Field Camera 3"), permet des détails de plus en plus impressionnants, faisant progresser la recherche spatiale et s'émerveiller le simple néophyte.

L'étoile mourante ressemble désormais encore davantage à un papillon qui prend son envol, à un sablier lumineux retourné, ou encore à "une incroyable cascade suspendue dans un film de kung-fu" selon Tech Mic, qui relaye l'information. Après tout, pourquoi pas ?

(Crédits : NASA)

(Crédits image : NASA/Hubble)

Publicité

"Major Tom to ground control"

Certes, entre 1997 et 2009, il n'y a pas que les appareils photo de la NASA à avoir subi d'importantes mises à jour. Mais pour vous faire une idée de l'avancée des progrès en matière d'observation spatiale, jetez donc un coup d'œil à cet autre instantané : il ne montre pas la mort progressive d'une étoile mais la fusion entre deux galaxies.

Plus précisément nommée NGC 6240, la paire de galaxies de la constellation d'Ophiuchus a été capturée par le satellite Hubble pour la première fois en 2008 et voilà ce que ça donnait :

(Crédits image : NASA/Hubble)

(Crédits image : NASA/Hubble)

Publicité

Quelque sept ans plus tard, une photographie de mai 2015 dévoile bien plus de précisions sur cet amas de masse et de lumière situé à 400 millions d'années-lumière de notre planète bleue (oui, c'est très-très loin) :

(Crédits : NASA/Hubble)

(Crédits : NASA/Hubble)

Les mots vous manquent pour décrire ce que vous êtes en train de regarder ? Selon l'agence spatiale européenne, il est pourtant simple de comparer NGC 6240 à des êtres bien terriens :

Publicité

Ce chahut de gaz, de poussière et d'étoiles montre bien des ressemblances à un papillon et, quoique peut-être moins distingué, à un homard.

Pouvoir détailler les homards les galaxies de plus en plus loin, voilà une excellente nouvelle pour le progrès de la science, nos connaissances du cosmos, notre recherche de la vie extra-terrestre et la quête de "l'avant" Big Bang. Chouette, non ?

En bonus, on vous montre ci-dessous un cliché pris par le puissant WFC3 de la nébuleuse de la Carène, objet céleste capturé en 2009 et bien plus proche de la Terre car distant de la bagatelle de 7 500 années lumière. Cela explique sans doute les incroyables détails des photos. La première montre la nébuleuse en prise lumière visible, la seconde le même cliché mais en lumière infrarouge.

Bonne dégustation.

(Crédits image : NASA/Hubble)

(Crédits image : NASA/Hubble)

(Crédits image : NASA/Hubble)

(Crédits image : NASA/Hubble)

Par Théo Chapuis, publié le 02/09/2015

Copié

Pour vous :