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La Revue Instagram : les clichés saisissants de Chris Ozer

En photo, un portrait de dos, ça peut apparaître comme une fausse bonne idée, un concept à faux-emploi. Exception fait lorsque le talent n'est pas très loin. Zoom sur les clichés de Chris Ozer : lombaires dorsales, villes et Instagram. 

La photographie n'était pas forcément le violon d'Ingres de Chris Ozer. Du moins pas dès le début. Musicien de jazz professionnel jusqu'en 2011, photographe après. Entre deux : une épiphanie un soir de septembre 2011, où à l'ombre d'une grange à demi-éclairée celui qui est désormais installé à Brooklyn a compris ce truc qu'on appelle composition pour le versant technique, inspiration pour ce qui est de l'oeuvre. Le truc qui fait toute la spécificité d'un artiste quel qu'il soit.

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Il a publié le tout sur Instagram pour un succès certain et ne s'est pas arrêté en si bon chemin : Nike ou PayPal le sollicitent à présent. Pas mal pour un mec qui a désormais plus de 400.000 suiveurs sur le réseau social.

Des villes, des impressions, des passants : l'oeuvre de Chris Ozer est large. Dernièrement il confiait au magazine Everest Journal sa volonté, comme Viviane Maier et Henri Cartier-Bresson, de produire des émotions, de parvenir à capturer l'essence d'un moment, d'une ambiance, d'un endroit ou d'une personne.

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Je veux être capable de saisir les gens et les lieux qui m'entourent d'une façon organique, pour que quelqu'un dans 50 ans puisse les regarder et saisir instantanément l'émotion et l'ambiance de la scène que j'ai prise en photo.

Et outre les paysages incandescents des villes, ou les rivages bucoliques de son Amérique natal, c'est bien le traitement du sujet humain qui fait l'originalité de son travail. Un peu comme le citoyen russe qui capturait sa compagne aux quatre coins du monde uniquement de dos,  c'est cette position ambiguë que la natif de Chapell Hill en Caroline du Nord espère souvent de ses modèles : intégrés au centre de la composition comme pour en palier l'absence, mais sans visage pour que le regard ne se concentre pas sur un point de fuite que trop attirant.

Ça donne quoi ? Un truc hybride saisissant et hypnotique qui sent la pluie sur le bitume chaud.

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Chris Ozer - Portrait de dos

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Source : My Modern Met

Par Tomas Statius, publié le 06/05/2013

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