Six mois après les JO, Sotchi est devenue une ville fantôme

Alors que les Jeux Olympiques de Sotchi se déroulaient il y a à peine six mois, un photographe s'est rendu sur un des sites de cet événement international majeur pour photographier... le vide. 

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-34

La ville de Rosa Khutor, vide après les JO de Sotchi. (Crédit Image : Alexander Belenkiy)

Les 27èmes Jeux d'hiver, qui se sont déroulés du 7 au 23 février 2014 aux alentours de la ville russe de Sotchi, sont devenus les Jeux Olympiques les plus chers de l'histoire, toutes saisons confondues. En effet, le budget prévu de 8,8 milliards d’euros, a vu son chiffre quadruplé, dépassant alors 36 milliards d'euros à la fin des travaux.

Publicité

Un record olympique, détrônant même Pékin et ses quelque 26 milliards d'euros en 2008, qui s'explique en partie par un site "construit à partir de rien", sans aucune infrastructure au préalable. Mais en tant que "plus grand événement de l’histoire post-soviétique" selon les mots de Poutine, ces dépenses pharaoniques étaient nécessaires au bon déroulement des JO.

Ce n'est pas sans rappeler qu'en plus du budget colossal, plusieurs accusations planent sur la manière dont l'argent a été utilisé et les ouvriers exploités... Alors qu'en est-il six mois après ?

Alexander Belenkiy se retrouve dans une ville "sans vie"

Le photographe russe s'est alors rendu dans la ville de Rosa Khutor, un des principaux sites des derniers Jeux Olympiques d'hiver, situé à quelques kilomètres de Sotchi. Il raconte sur son site comment il a été stupéfait par cet endroit "sans vie", cette ville devenue fantôme où restaurants, hotêls et bars ont été dévastés. Selon lui, la ville entière n'utilise que 5% des infrastructures créées pour l'événement.

Publicité

Lors de son passage dans la ville, Alexander Belenkiy a quand même rencontré quelques touristes, mais très peu. L'endroit où il en a croisé le plus ? La queue pour monter au télésiège. Une vingtaine de personnes attendaient alors pour acheter un ticket et pouvoir admirer le paysage désertique. On espère que la saison des neiges sera plus à même d'attirer des personnes, pour qu'au moins, les milliards dépensés ne finissent pas en ruines dix ans après, comme c'est apparemment le cas à Athènes.

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-35

(Crédit Image : Alexander Belenkiy)

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-33

(Crédit Image : Alexander Belenkiy)

Publicité

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-32

(Crédit Image : Alexander Belenkiy)

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-25

(Crédit Image : Alexander Belenkiy)

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-27

(Crédit Image : Alexander Belenkiy)

Publicité

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-3

Au sujet de cette terrasse, le photographe raconte que lors des JO, les personnes s'y entassaient. Mais lorsqu'il a pris les photos, il n'a croisé personne... (Crédit Image : Alexander Belenkiy)

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-4

(Crédit Image : Alexander Belenkiy)

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-16

Dans ce parking à cinq étages, Alexander constate qu'il n'y a pas une seule voiture de garée. (Crédit Image : Alexander Belenkiy)

LR2014.08-RUS.23-GhostSochi-18

(Crédit Image : Alexander Belenkiy)

Des restes de toilettes.

Des restes de toilettes. (Crédit Image : Alexander Belenkiy)

La queue devant la caisse pour monter au télésiège avec une vingtaine de touristes.

La queue devant la caisse pour monter au télésiège avec une vingtaine de touristes. (Crédit Image : Alexander Belenkiy)

(Crédits Images : Alexander Belenkiy). Pour voir davantage de photos, rendez-vous sur son site Internet.

Par Anaïs Chatellier, publié le 27/08/2014

Copié

Pour vous :